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Nouvelles canadiennes

Conflit Israël-Hamas : les crimes haineux deux fois plus nombreux à Montréal qu’à Toronto

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Au cours des premières semaines du conflit Israël-Hamas, deux fois plus de crimes haineux, principalement antisémites, ont été perpétrés à Montréal qu’à Toronto, malgré le fait que la Ville Reine abrite la plus grande population juive du pays.

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Selon les données obtenues de la police de Toronto, entre le 7 et le 25 octobre, 15 crimes et incidents haineux ont été perpétrés contre des Juifs et contre cinq musulmans.

Du côté de Montréal, pour la même période, il y en a eu 38 pour la population juive et 14 pour la communauté musulmane.

Toronto ne publiera pas de mise à jour avant la fin du mois, mais la police de Montréal a confirmé que son bilan s’élevait désormais à 98 mercredi dernier.

«C’est particulièrement inquiétant à Montréal», déclare Pierre Anctil, professeur à l’Université d’Ottawa, spécialisé en histoire juive. La gravité de la violence est plus grande à Montréal et on ne voit pas une telle intensité ailleurs au Canada. Les tirs dans les écoles sont vraiment graves.

Campagne terroriste

Richard Marceau, vice-président des affaires extérieures au Centre consultatif pour les relations juives et israéliennes (CIJA), estime qu’une véritable campagne de terrorisme antisémite est en cours dans la métropole.

« Terroriser, c’est vouloir intimider », a-t-il déclaré. Il n’y a pas de moyen plus simple que d’attaquer les enfants car il n’y a rien de plus précieux que nos enfants. C’est un stratagème diabolique, mais efficace.

Malgré la gravité de la situation et le fait que pour lui, tous les crimes haineux doivent être fortement dénoncés, le professeur de sociologie à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) Rachard Antonius prévient : « Faisons attention aux généralisations. S’il y a deux ou trois têtes brûlées dans la bande, cela ne doit pas affecter notre opinion sur toute une population.»

Il existe de nombreuses hypothèses

Plusieurs hypothèses sont émises par des experts de divers domaines interrogés par Le journal pour tenter d’expliquer pourquoi Montréal se retrouve dans une telle situation. Certains expriment un sentiment d’impuissance face à ce conflit déchirant et meurtrier, d’autres estiment qu’en raison de l’immigration récente, plusieurs Montréalais ont perdu des proches à Gaza, les rendant ainsi plus sensibles à la cause. Certains estiment également que certains chefs religieux plus radicaux jettent de l’huile sur le feu et alimentent les tensions.

La sociologue et professeure à l’UQAM Maryse Potvin soulève d’autres hypothèses, comme le fait que la critique sociale est traditionnellement plus ancrée dans la population québécoise ou qu’il y a plus de communautés juives orthodoxes à Montréal, donc elles seraient plus visibles.

Pour l’instant, aucune interpellation n’a été effectuée par la police. Il est donc impossible de trouver une réponse claire, insistent les experts.

« Une chose est sûre, les chiffres que nous voyons ne sont que la pointe de l’iceberg. Il y a certainement plus de cas que ce qu’on voit sur papier», conclut Louis Audet Gosselin, directeur scientifique et stratégique au Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence.

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