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Nouvelles canadiennes

Comment le soutien à Israël a divisé l’Europe

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Alors que les élections européennes auront lieu dans quelques mois, les limites de l’Union européenne, lorsqu’il s’agit d’influencer le cours du monde, sont devenues cruellement apparentes ces derniers jours. L’atrocité des massacres perpétrés par le Hamas, la situation désespérée des civils à Gaza, l’offensive terrestre prochaine de l’armée israélienne avec de nouvelles menaces pour la vie des civils et le risque de pertes humaines importantes pour Tsahal, tout devait encore contribuer à veiller à ce que l’Europe, qui est le principal pourvoyeur de fonds pour les Palestiniens, joue un rôle actif d’influence et de médiation.

C’est l’inverse qui s’est produit avec une cacophonie sans précédent au sein de la Commission européenne, qui reflète d’abord les divergences de positions des États. Le 9 octobre, à la hâte, le commissaire hongrois à l’élargissement et à la politique européenne de voisinage, Oliver Varhelyi, a déclaré que la Commission européenne révisait son aide à la Palestine et a annoncé sa suspension immédiate. Il a été immédiatement contredit par le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, assurant que l’aide humanitaire aux territoires palestiniens serait versée aussi longtemps que nécessaire.

Un soutien sans nuance

Mais, le 10 octobre, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a improvisé un voyage en Israël avec le président du Parlement européen, affichant ainsi un soutien sans réserve au gouvernement israélien. Un commissaire hongrois, un vice-président de la commission espagnole de politique étrangère, un président de la commission allemande.

Si les convictions de chacun ont pu peser, c’est aussi à travers la nationalité de ces trois personnalités qu’il faut chercher les causes de ce grand désordre. Ursula von der Leyen semble avoir une nouvelle fois endossé son costume d’ancienne ministre allemande de la Défense, Oliver Varhelyi n’a jamais caché sa proximité avec Benjamin Netanyahu, comme c’est le cas du Premier ministre hongrois Viktor Orban ou de Josep Borrell, originaire de le Parti socialiste espagnol, tient à avoir, comme le gouvernement de son pays, une position équilibrée sur le sort des Palestiniens.

Une semaine pour se mettre d’accord sur les mots

Un Conseil européen extraordinaire du 17 octobre a finalement permis aux États membres de se mettre d’accord, reconnaissant le droit d’Israël à se défendre et rappelant la nécessité d’assurer la protection des civils. Il a donc fallu une semaine pour se mettre d’accord sur les mots ! Si chaque jour a apporté son lot d’horreurs et de risques d’embrasement dans toute la région, ce fut une semaine qui a surtout illustré magistralement l’impuissance des Européens à agir.

Comment tant d’efforts ont-ils été nécessaires pour adopter une position qui est celle que l’Europe a toujours défendue ? Il est impossible de ne pas penser à la célèbre phrase d’Henry Kissinger : « Europe, quel numéro de téléphone ? ». C’était en 1970. Certes, sur la guerre en Ukraine, les États européens sont parvenus lentement à définir une attitude commune de coopération et de soutien, même si les perspectives d’adhésion sont loin d’être partagées.

Mais ce qui vient de se produire constitue un nouveau défi majeur. C’est un avertissement incontournable sur les risques de régression de l’influence européenne dans un monde toujours plus instable, où la cruauté et le mépris du droit et des institutions internationales se multiplient. À l’automne 2019, Ursula von der Leyen, nouvellement élue à la tête de la Commission, a plaidé pour une plus grande « géopolitique ». Les élections européennes qui auront lieu doivent être l’occasion de débattre et de proposer les contours de cette Europe plus géopolitique. Une Europe qui œuvrerait pour la paix conformément à son histoire. Est-ce encore possible ?

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