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Nouvelles canadiennes

Comment en sommes-nous arrivés à un contenant de guacamole à 22 $ ?

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Au cours de l’été, un internaute a publié la photo d’un contenant de guacamole au prix de 22,49 $ dans une épicerie IGA de l’île de Montréal. La photo a fait sursauter plusieurs internautes.

A ce prix, je me demande vraiment qui achète çal’un d’eux fut surpris.

Et elle n’est pas la seule. En cette période d’inflation, de nombreuses personnes postent des photos sur les réseaux sociaux pour dénoncer les prix de certains produits d’épicerie jugés trop élevés. Et beaucoup de gens se demandent comment on a réussi à vendre un pot de purée d’avocat à un tel prix ?

Radio-Canada a visité une institution à Montréal, le restaurant El Rey del Taco, l’un des plus achalandés du marché Jean-Talon, très populaire pour son côté mexicain authentique.

C’est dans cet établissement qu’est fabriqué le fameux guacamole vendu dans certains IGA de Montréal.

Là, nous sommes accueillis par Nelson Feliu, directeur du restaurant populaire, un vendredi après l’heure de pointe du déjeuner.

Depuis la pandémie, tout a augmenté. Citron vert rose, coriandre, oignon, etc.il soupire avec un petit sourire.

Un homme sourit.

Nelson Feliu, directeur d’El Rey del Taco, est confronté à la hausse des prix de plusieurs produits alimentaires.

Photo : Radio-Canada / Olivier Bourque

Et surtout, l’augmentation touche aussi la matière première du guacamole, l’avocat. Le restaurant apporte plusieurs cartons chaque semaine et les employés préparent les contenants, ainsi que les pico de gallo, nachos et churros, dans le sous-sol de l’établissement.

Avant la pandémie, nous payions 30 $ pour une boîte d’avocats. Aujourd’hui, ça coûte 55 $ la boîte, parfois ça coûte 80$ parfois 100$ la boîteil explique.

Selon Statistique Canada, le prix d’un seul avocat a augmenté de plus de 20 % en deux ans, passant de 1,81 $ en août 2021 à 2,18 $ en août dernier et suit les mouvements de l’inflation. manger.

Le gérant affirme que tous les prix ont dû être révisés, du menu aux contenants de guacamole. Il en coûte maintenant 16 $ pour le pot de 16 onces.

Nous n’avons pas d’autre choix que d’augmenter les prix, sinon nous ferons faillite.assure M. Feliu.

Quels bénéfices pour les épiciers ?

Le restaurant vend par la suite ses contenants à différents épiciers, notamment aux IGA de l’île de Montréal, qui à leur tour l’offrent à leurs clients, mais à un prix de plus de 22 $.

Nous le vendons à un prix, mais nous n’avons aucun contrôle si les épiciers augmentent le prix deux, trois foisassure M. Feliu.

Un pot de guacamole

Un contenant de guacamole a été vendu 22,49 $ durant l’été dans un IGA de Montréal.

Photo : Luc Lefebvre

Radio-Canada a voulu connaître le processus de fixation des prix d’IGA, mais l’entreprise, propriété de Sobeys, n’a jamais répondu à nos demandes. Il était donc impossible de connaître le bénéfice exact enregistré par l’épicier.

Mais selon Jacques Nantel, professeur émérite à HEC À Montréal, les marges des épiciers varient grandement selon le type de produit.

Pour les produits de base, les marges brutes se situent entre 19 et 21 %, et parfois elles peuvent même être inférieuresil explique.

Pour les produits de spécialité comme le guacamole, les marges peuvent parfois atteindre 50 %. Selon nos informations, pour le contenant de guacamole vendu chez IGA, les marges pourraient même dépasser les 70 %.

Il existe près de 30 000 produits différents dans une épicerie. Nous ne nous arrêtons pas à chaque personne pour décider d’une marge. Mais dans certains cas, notamment dans les produits de spécialités, c’est bien une question de demande.explique M. Nantel.

Si les consommateurs sont prêts à payer entre 25 et 30 dollars pour un pot de guacamole, dans certains cas, nous irons jusque-là, car c’est ce que le marché est capable de supporter. Si l’épicier va vraiment trop haut, il se retrouvera coincé avec son produit, p

Portrait de Jacques Nantel.

Jacques Nantel, professeur émérite à HEC Montréal

Photo : Radio-Canada

Plusieurs facteurs influencent le prix

Même son de cloche pour Sylvain Charlebois, expert en alimentation de l’Université Dalhousie.

Il existe toutes sortes d’éléments qui rendent le produit plus ou moins cher. Il y a la main d’œuvre, le transport, l’emballage. Mais il y a un autre facteur, c’est le comportement du consommateur. Les décisions que nous prenons ont également un impact sur le prixil explique.

JoAnne Labrecque, professeure honoraire au département de marketing de HEC Montréal assure que ce type de cas est assez rare dans les épiceries.

Nous ne connaissons pas toute l’histoire. Ici, nous parlons d’un cas précis, mais cela ne reflète pas la réalité. Mais pour réaliser ces marges, il faut que le produit soit de niche, qu’il y ait une préférence très forte pour un groupe de consommateurs qui accepteront de payer ce prix.elle explique.

Mais selon M. Nantel, il est normal, voire assez rassurant, de constater l’étonnement des consommateurs face au prix de certains produits spécialisés.

C’est normal d’être surpris et c’est même une très bonne chose. Quelque part, si plusieurs personnes sautent, l’épicier baissera son prixil analyse.

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