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Nouvelles canadiennes

Chronique d’invité : L’élimination du plastique ne devrait pas mettre en péril la sécurité alimentaire

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Par : Sylvain Charlebois

Le plastique reste sans aucun doute une préoccupation environnementale importante et il existe un large consensus selon lequel il nécessite une attention urgente.

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Même si la lutte contre l’utilisation généralisée des sacs et ustensiles en plastique présente des défis relativement simples, le véritable dilemme réside dans la lutte contre les emballages en plastique, en particulier dans le secteur des épiceries.

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Cet été, le gouvernement canadien a présenté l’avis de planification de prévention de la pollution (P2), une initiative ciblée visant les emballages plastiques primaires utilisés pour les aliments. P2 cherche à obliger les plus grands détaillants en alimentation du Canada à formuler des stratégies de prévention de la pollution en mettant l’accent sur la réduction, la réutilisation et la réinvention des emballages alimentaires primaires en plastique en mettant fortement l’accent sur l’incorporation de matériaux recyclés.

Félicitations au gouvernement pour avoir franchi cette étape cruciale.

Une statistique frappante révèle qu’environ un tiers de tous les emballages en plastique au Canada concernent des emballages alimentaires d’épicerie, dont une grande partie est conçue à des fins à usage unique. Des boîtes de jus et sacs de produits aux contenants de yaourt et barquettes de viande, l’omniprésence de tels emballages nécessite une action immédiate.

Initialement, Environnement et Changement climatique Canada avait proposé des objectifs volontaires pour l’industrie, mais il n’est pas difficile d’envisager une progression vers des obligations plus strictes au fil du temps. Cependant, les développements récents indiquent un changement notable dans le ton de l’approche, car les efforts louables de l’industrie pour réduire les plastiques sont apparemment sous-évalués.

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Les ramifications du P2 pourraient être profondes sur notre accès aux produits frais. Le Canada importe chaque année pour environ 7 milliards de dollars de fruits et 3,5 milliards de dollars de légumes.

Le commerce international joue un rôle central pour garantir des aliments abordables aux Canadiens. Même si nous exportons nos aliments dans le monde entier, nous dépendons également des marchés mondiaux pour notre subsistance. Par conséquent, l’économie de l’emballage alimentaire revêt une importance immense, tant au niveau national qu’international.

Étonnamment, de nombreux fournisseurs étrangers qui fournissent des produits au Canada ignorent la P2 et ses répercussions potentielles. Au fil des années, plusieurs fabricants de produits alimentaires, dont Nestlé, ont quitté le marché canadien pour diverses raisons, retirant certaines marques. Le P2 pourrait décourager davantage les fournisseurs clés qui soutiennent nos aspirations saines.

Il y a quelques années, une évaluation complète menée par l’un des plus grands experts canadiens en gestion de la chaîne d’approvisionnement et en gaspillage alimentaire, Martin Gooch, prévoyait qu’un emballage inefficace pourrait entraîner près d’un demi-million de tonnes métriques de pertes et de gaspillage alimentaires supplémentaires par rapport aux niveaux actuels, évalués à 2,5 milliards de dollars. Il convient de noter que cette estimation est considérée comme prudente.

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Il est important de noter que les pertes les plus importantes sont attendues dans les produits périssables vulnérables aux dommages ou nécessitant un emballage spécialisé. Les emballages en plastique prolongent souvent la durée de conservation des produits sensibles à l’éthylène, un agent de maturation naturel produit par les fruits et légumes. Par exemple, les carottes sont sensibles à l’éthylène produit par les produits voisins, ce qui raccourcit leur durée de conservation, affecte leur apparence et diminue leur goût.

Des produits moins attrayants au détail se traduisent par une moindre désirabilité pour le consommateur.

Les conclusions du rapport étaient assez précises, indiquant que les haricots subiraient la plus forte augmentation des pertes, à 100 pour cent, suivis par les baies molles et les concombres à 90 pour cent. Les légumes-feuilles (73 pour cent), les carottes (61 pour cent), les cerises et les raisins (50 pour cent), les betteraves (45 pour cent) et les fruits rouges (34 pour cent) connaîtraient également des pertes substantielles. Sur les 20 produits actuellement vendus préemballés dans du plastique, l’abandon des emballages en plastique entraînerait une augmentation des pertes de 17 %.

Essentiellement, l’élimination du plastique pourrait par inadvertance avoir un impact sur les prix des denrées alimentaires au détail.

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L’oubli le plus important d’Environnement et Changement climatique Canada semble être son incapacité à prendre en compte les réalités logistiques et commerciales uniques du Canada. Moins fréquemment mentionné est le fait que ces changements entraîneraient une augmentation des besoins en main-d’œuvre, des coûts d’exploitation plus élevés et d’autres formes de pollution, telles que les émissions de la chaîne d’approvisionnement.

Des données plus complètes et une évaluation scientifique approfondie des conséquences sont incontestablement nécessaires.

Il est indéniable qu’il est urgent d’éliminer le plastique des épiceries. Cependant, il est tout aussi essentiel de comprendre les répercussions potentielles de tels actes.

À l’heure actuelle, il semble qu’Environnement et Changement climatique Canada soit indifférent au reproche futur qui pourrait être adressé uniquement à l’industrie alimentaire pour la hausse des prix des aliments, alors que c’est la mise en œuvre des politiques du ministère qui a contribué à ce résultat.

Une approche plus nuancée est sans aucun doute justifiée – une approche qui équilibre habilement les objectifs environnementaux avec les réalités économiques et logistiques de l’industrie alimentaire canadienne.

Sylvain Charlebois est professeur et directeur principal du laboratoire d’analyse agroalimentaire de l’Université Dalhousie et co-animateur du podcast The Food Professor.

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