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Santé

C’est pourquoi les nuits blanches peuvent offrir un répit temporaire lorsque vous souffrez de dépression.

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Selon Bruno Comby, « la nuit blanche doit encore rester exceptionnelle ».

Atlantico : Dans une nouvelle étude, il semble que des nuits blanches occasionnelles peuvent combattre certains des symptômes de la dépression. Comment expliquer une telle situation ?

Bruno Comby : Cet article souligne en effet que la nuit blanche, dont on connaît bien les nombreux inconvénients et les conséquences néfastes à court terme sur la santé, la concentration, la mémoire, les réflexes, présente non seulement des inconvénients, mais serait aussi, au moins parfois, un avantage. : celui d’aider à lutter contre les états dépressifs, en l’occurrence en stimulant la production de dopamine. Soulignons d’abord que cette étude est une pratique occasionnelle, il ne faut en aucun cas pratiquer régulièrement des nuits blanches, ce qui serait très nocif pour la santé, comme toute forme de privation de sommeil durable. . En règle générale, il faut donner à notre corps ce qu’il demande : un sommeil suffisant, sain et réparateur. La nuit blanche doit rester exceptionnelle. Mais, comme pour notre alimentation (manger moins de temps en temps, jeûne intermittent, etc.), une petite privation ponctuelle et occasionnelle de sommeil constitue un stimulus, une sorte d’entraînement qui peut s’avérer utile, à condition de ne pas en faire trop. . .

Quels sont les mécanismes activés par les nuits blanches et qui permettent à l’organisme de mieux lutter contre la dépression ? Permettent-ils également de lutter contre d’autres pathologies ou problèmes de santé ?

Selon cette étude, c’est en augmentant la production de dopamine qu’une nuit blanche favoriserait en partie le fonctionnement cérébral et la lutte contre la dépression nerveuse. Une production insuffisante de dopamine entraîne une fatigue chronique, une démotivation, empêche la concentration et favorise les états dépressifs.

À l’inverse, une plus grande production de dopamine conduit à plus de vitalité et d’énergie. La dopamine est à la fois un neurotransmetteur naturel (elle participe à la conduction de l’influx nerveux) et une hormone qui régule l’humeur et la vitalité.

A noter que la consommation d’alcool et de drogues (évidemment fortement déconseillée) entraîne également une baisse de la production de dopamine et qu’à l’inverse, une alimentation saine, suffisamment riche en magnésium et en tyrosine (acide aminé permettant de produire de la dopamine) est utile. La viande, les œufs et les fruits de mer comme le poisson, les crustacés, etc. fournissent entre autres de la tyrosine.

Il est très possible et même probable, compte tenu de ces mécanismes, qu’une privation de sommeil bien encadrée permette de lutter non seulement contre la dépression, mais aussi contre la fatigue chronique, la démotivation, l’impuissance et le burn-out.

Dans quelle mesure le stress est-il nécessaire pour permettre au corps de mieux s’adapter ? Doit-on penser que nos nouveaux modes de vie, très sédentaires et (dans une certaine mesure) très préservés, rendent nécessaires des nuits blanches occasionnelles ?

Le stress fait partie de la vie ! Il s’agit d’une réaction naturelle et non spécifique du corps à toute stimulation qui lui est donnée. C’est la définition du stress donnée par le professeur Hans Selye, un physiologiste canadien, qui a défini le stress il y a environ un siècle. Autrement dit, en termes plus simples, le stress est une réaction bénéfique de notre corps, une forme de stimulation utile (notamment hormonale), qui nous pousse à agir en cas de danger pour échapper au danger.

Alors oui, le stress est naturel, c’est même une nécessité vitale. La vie est mouvement, nouveauté et adaptation constante ! Or, l’abus du stress et des stimulations diverses détruit notre santé (stress physiologique avec la malbouffe, stress sonore, stress environnemental, stress hormonal répété par des comportements d’hygiène de vie dangereux, consommation de drogues psychoactives ou consommation de café, d’alcool, de drogues, consommation excessive de certains médicaments).

Le sport, en augmentant le métabolisme, permet de compenser la sédentarité résultant de notre mode de vie moderne. Assistés par toutes sortes de robots qui font tout pour nous : du robot mixeur pour la cuisine aux voitures pour nous déplacer, en passant par l’ascenseur ou les escalators pour monter en altitude, on n’utilise plus suffisamment nos muscles, on ne ne dépensez plus assez d’énergie.

Beaucoup de nos contemporains vivent comme dans un cocon, sont excessivement sédentaires et trop protégés de tout. Ils deviennent alors fragiles, et tombent malades au moindre changement de climat, de température, de lieu ou de circonstances.

Il faut redevenir « anti-fragile » (une philosophie et un mode de vie actuellement très en vogue en Californie) en restant concentrés sur une hygiène de vie saine, mais aussi en variant un peu nos rythmes de sommeil et nos conditions de vie, avec plus d’activité physique, mais aussi une alimentation saine et stimulant (avec modération) notre corps de différentes manières (mouvement, variations alimentaires, variations ponctuelles du rythme de sommeil).

En dehors des nuits blanches, quelles autres attitudes comportementales peuvent être utiles à intégrer dans votre habitude ?

Les règles de base de la prévention santé sont toujours les mêmes : une alimentation saine, la plus naturelle possible (riche en crudités, pas trop transformées), éviter les aliments toxiques et la malbouffe (aliments ultra-transformés, aliments trop cuits, sucre industriel en poudre, friture à haute température), pratiquez une activité physique régulière (avec à l’inverse de temps en temps… du repos). Pour rétablir l’équilibre et retrouver notre santé naturelle, il faut faire au quotidien ce qui est bon pour notre corps et, ponctuellement, s’abstenir voire faire un peu de ce qui perturbe l’équilibre, pour stimuler nos mécanismes d’adaptation. . Il faut allier les plaisirs d’une vie simple et saine, avec la stimulation occasionnelle de nos défenses en ne restant pas toujours dans notre « zone de confort ». Nos mécanismes de défense et notre système immunitaire, comme les athlètes et comme une armée, ont également besoin de s’entraîner pour être efficaces. Nous avons donc aussi besoin (un peu mais pas trop) d’adversité, et, lorsqu’il s’agit de dormir, une petite privation occasionnelle (pas trop fréquente) de notre sommeil aidera notre corps à mieux fonctionner et à bien s’adapter aux différentes circonstances de notre vie. . Varier les paramètres (+ et -) pour stimuler nos mécanismes de défense et d’adaptation est une manière de développer notre potentiel et notre santé. Toujours avec modération et sans excès, qu’il s’agisse de sport (qui, notons au passage, est une façon de fatiguer son corps en le sur-stimulant) ou de manque de sommeil/nuits blanches. Se coucher tard ou ne pas dormir de temps en temps, ponctuellement et occasionnellement, avec modération : OUI, tous les jours : NON.

Les nuits blanches, si elles se répètent, peuvent être dangereuses. Comment ne pas prendre de risques ?

Tout d’abord, écoutez-vous et ne vous forcez pas. Respectez toujours la douleur ou les signaux d’alarme que notre corps nous envoie.

En effet, les nuits blanches peuvent stimuler les fonctions cérébrales de certains dépressifs. Mais, plus encore si cela se répète, cela est nocif pour la santé à d’autres niveaux.

On a observé après une seule nuit d’insomnie une perte d’efficacité, des trous de mémoire, des difficultés de concentration, etc.

Les nuits blanches répétées entraînent des maladies cardiaques, de l’hypertension artérielle et un risque accru d’accident vasculaire cérébral. Il n’est donc pas recommandé de passer beaucoup de nuits blanches, que l’on soit déprimé ou non !

En revanche, apprendre à mieux maîtriser son sommeil et faire une « gymnastique du sommeil » en s’entraînant occasionnellement à dormir un peu moins ou un peu plus que d’habitude renforcera votre santé, votre capacité d’adaptation et vous rendra « anti-fragile » qui c’est-à-dire plus fort, plus résistant aux stress de la vie, en meilleure santé !

Comme le démontre cet article, les nuits blanches n’ont pas seulement des inconvénients, mais elles en ont encore de nombreux, il faut donc les utiliser rarement et avec beaucoup de modération !

La base de la prévention pour votre santé reste de bien manger et de mieux dormir, ni trop, ni pas assez, et surtout au bon moment. Faites une sieste pour apprendre à mieux dormir en fractionnant votre sommeil !

Comme le jeûne intermittent, les nuits blanches doivent rester une pratique très occasionnelle, par exemple pas plus d’une fois par an ou à chaque mi-saison. L’état normal de notre physiologie est de manger sainement et de bien dormir régulièrement, chaque jour. L’état de privation (jeûne ou privation de sommeil) peut contribuer à renforcer notre santé, mais si et seulement s’il reste rare et maîtrisé.

Vous construirez ainsi une santé optimale en toutes circonstances et un meilleur sommeil, plus profond, plus réparateur, plus souple aussi, pour vivre mieux, plus heureux, plus longtemps et en pleine forme, en dormant mieux, plus régulièrement et, parfois, différemment !



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