Jannah Theme License is not validated, Go to the theme options page to validate the license, You need a single license for each domain name.
Nouvelles canadiennes

«C’est horrible»: des citoyens des Laurentides dénoncent la déforestation près d’un lac

[ad_1]

Les citoyens des Laurentides lancent un cri du cœur pour réglementer le complexe résidentiel qui, selon eux, menace les milieux humides de la région.

• Lire aussi : Milieux humides : le ministre de l’Environnement Benoit Charette reconnaît des lacunes dans la loi

• Lire aussi : Québec accepte presque toutes les demandes de destruction de milieux humides

• Lire aussi : 42 pesticides différents détectés : mobilisation pour améliorer l’état de la rivière Saint-Régis en Montérégie, l’un des pires au Québec

« Tout était boisé. Il y avait des conifères et des feuillus. Il y a un marais tout autour. Tout a été rasé», s’insurge Jeannot Aucoin.

Le président de l’Association pour la protection du Lac Bleu s’inquiète depuis longtemps de la destruction de la forêt autour du lac Saint-Hippolyte, une municipalité de quelque 11 000 habitants près de Prévost.

Il y a deux semaines, la déforestation de terrains pour l’aménagement d’une trentaine de maisons dont la construction n’a pas encore été approuvée par la municipalité a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

« Cela n’a pas été fait en fonction des zones humides », dénonce-t-il.

Jeannot Aucoin dénonce la destruction de la forêt autour du lac bleu, à Saint-Hippolyte, qui menace selon lui les milieux humides.

Photo Anouk Lebel

« Horrible »

De l’autre côté du lac, Julie Brazeau a découvert une scène de désolation lorsqu’elle est allée montrer son sentier de raquette à une amie.

« Il ne restait plus aucun arbre, plus rien. J’ai pleuré parce que c’était tellement horrible», raconte celle qui a transformé son chalet d’enfance au bord du lac pour y élever ses deux enfants.


«C'est horrible»: des citoyens des Laurentides dénoncent la déforestation près d'un lac

Julie Brazeau est attristée de voir les sentiers de raquette détruits pour le développement résidentiel.

Photo Anouk Lebel

Il s’agit de la troisième phase d’un projet de développement immobilier de 275 maisons, explique le promoteur Patrick Bissonnette. « Tout est cohérent », a-t-il déclaré.

La municipalité confirme avoir autorisé le déboisement pour la construction d’une rue en vue de la construction de 30 maisons pour lesquelles les permis n’ont cependant pas encore été accordés.

«Ils ne seront pas construits dans des milieux humides», assure la mairesse adjointe, Chantal Lachaine.

«Nous arriverons au bout»

«Nous n’avons pas de planification pour notre territoire, nous n’avons pas de vision d’ensemble, nous allons un projet à la fois», dénonce Sonia Tremblay, conseillère municipale indépendante.

« C’est un problème partout au Québec. Il ne reste plus qu’à construire de magnifiques forêts ou zones humides. On finira par en arriver au bout», commente Kim Marineau, biologiste et présidente de la firme Biodiversité Conseil.

L’enseignant de l’Université de Sherbrooke s’inquiète des conséquences sur la nappe phréatique et la gestion des eaux pluviales.

« Nous devrons payer avec davantage d’inondations et davantage de pollution des cours d’eau. « C’est un problème que nous remettons à plus tard, mais les dégâts seront importants », prévient l’expert.

Avez-vous des informations à nous partager sur cette histoire ?

Écrivez-nous au ou appelez-nous directement au 1 800-63SCOOP.



[ad_2]

Gn Ca local

Back to top button