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Entreprise

C’est fini, l’époque du Far West

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La ministre des Affaires municipales, Andrée Laforest, a demandé une enquête sur les allégations de conflits d’intérêts qui ébranlent la petite municipalité de 800 habitants.

Et c’est bien.

Sous l’impulsion du maire Brunet, la municipalité souhaite acquérir, à prix fort, une carrière de sable dont l’un des actionnaires est… la conjointe du directeur général.

Juste ça.

Quand La droite interrogé le maire Brunet sur les potentiels conflits d’intérêts qui pourraient découler de cette relation amoureuse, il a été piqué. « Êtes-vous sérieux? » a-t-il demandé à mon collègue Benoît Sabourin.

Nous ne pourrions pas être plus sérieux, Monsieur le Maire.

Si vous ne vous attendiez pas à cette question, vous vivez sur une autre planète.

La gestion des conflits d’intérêts est au cœur des enjeux municipaux depuis maintenant un peu plus d’une décennie. Depuis, en effet, cette fameuse commission Charbonneau qui a conduit à des réformes sur l’attribution des marchés publics et à un durcissement des règles éthiques en la matière.

La question de Droite était claire et simple : la directrice générale de la municipalité a-t-elle participé au développement d’un projet de plusieurs millions de dollars impliquant l’entreprise de son conjoint ?

C’est une question fondamentale, une question essentielle. Et poser la question, ce n’est pas présumer de la réponse. Il se pourrait bien que Notre-Dame-de-la-Salette ait traité le conflit d’intérêts potentiel selon les règles de l’art, en exigeant que le directeur général se retire complètement du dossier.

Mais nous ne le savons pas. Car au lieu de répondre aux questions, le maire Brunet s’énerve. Il dénigre les journalistes qui ne font que leur travail. Il invoque des avis juridiques que nous n’avons toujours pas pu consulter. Il dépend du ministère des Affaires municipales.

Il a également invité La droite « aller voir tout le dossier ».

Ce que nous avons fait. Et ce que nous avons découvert ne nous rassure pas.

Ainsi, la Ville a signé une promesse d’achat de la carrière de sable conditionnelle au remboursement d’emprunts totalisant 3,4 millions. Et cette promesse d’achat contient deux clauses pour le moins inhabituelles.

Dans un premier temps, la Ville s’engage à embaucher Benoît Lajeunesse (actionnaire de la carrière de sable et conjoint du directeur général) comme directeur des travaux publics au moins jusqu’en 2025. Son contrat pourrait alors être renouvelé à la discrétion du conseil municipal.

Il y a déjà un problème. L’embauche d’un directeur des travaux publics ne devrait jamais faire partie d’un «accord» pour acheter ou vendre un terrain. Le pourvoi d’un poste clé comme celui-ci doit se faire de manière indépendante, sur la base du mérite, après un appel à candidatures et des entretiens de sélection.

Deuxièmement, une clause prévoit que M. Lajeunesse, une fois embauché comme directeur des travaux publics, recevrait un rabais sur toute vente de sable ou de gravier à des intérêts privés. Une clause stipule que 15 % des ventes reviendraient à lui et à ses deux associés actuels, Gérald et Jocelyne Lajeunesse.

Encore une fois, il y a un problème. Énorme.

Imaginez un directeur des travaux publics qui reçoit un rabais dès qu’il vend du sable municipal à un secteur privé. On se demandera vite s’il travaille pour la ville ou s’il travaille pour son argent !

En exigeant une enquête, la ministre des Affaires municipales, Andrée Laforest, s'assure que les intérêts des contribuables de Notre-Dame-de-la-Salette seront bien servis.

•••

Les Québécois sont depuis trop longtemps victimes de systèmes où le copinage et le trafic d’influence régissent l’attribution des contrats municipaux. Dans l’ancienne Ville de Gatineau, l’ancien maire Robert Labine affirmait aussi gérer sa ville comme un «entreprise« . Il a dû démissionner en raison de ses liens étroits avec les promoteurs immobiliers. À l’époque, Gatineau était comparée à une ville de Ouest lointain

Je ne dis pas que c’est ce qui se passe à Notre-Dame-de-la-Salette. Mais à partir du moment où le maire refuse de répondre de manière précise et transparente aux allégations de conflits d’intérêts, il se tire une balle dans le pied.

L’intervention du ministre des Affaires municipales est donc la bienvenue. En exigeant une enquête, le ministre Laforest s’assure que les intérêts des contribuables de Notre-Dame-de-la-Salette seront bien servis. L’avenir du village en dépend. Le prêt de 3,4 millions représente une somme énorme pour la petite commune dotée d’un budget annuel de 1,7 million.

Le ministre Laforest envoie aussi le message que le temps où on pouvait gérer une ville comme un «entreprise » c’est fini. Nous ne gérons pas l’argent des contribuables comme nous gérons notre propre argent. Il y a des règles strictes à respecter.

C’est fini, il est temps de Ouest lointain.

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