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Entreprise

« C’est au peuple de décider »

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« Cela répond à certaines questions, il y en a encore d’autres éventuellement, mais cela nous donne déjà un bon aperçu de la nature du projet, du fonctionnement de cette entreprise et de la manière dont nous serons consultés », résume Guy Veillette, maire de Saint-Narcisse et préfet de la MRC des Chenaux, dans le procès-verbal suivant la séance. « Ce sera à la population de décider », estime un confrère sur un ton optimiste.

Le directeur général de l’entreprise, Éric Gauthier, a présidé les deux réunions. Le projet étant en grande partie alimenté par une alimentation électrique indépendante, les frais attachés à l’installation d’éoliennes et de panneaux solaires dans la zone étaient notamment à l’ordre du jour de la réunion, a-t-on appris. En matière d’acceptabilité sociale, «les redevances font partie de l’équation», observe à ce propos Daniel Houle, maire de Saint-Luc-de-Vincennes.

Il semble que la manière dont le parc éolien sera déployé reste à déterminer. Les études sur les corridors de vent sont toujours en cours, selon les enseignements tirés. Cela signifie que si une douzaine de communes sont ciblées, certaines d’entre elles pourraient accueillir une plus grande partie des infrastructures que leurs voisines. Rien n’est encore sûr à cet égard, nous dit-on.

Les redevances font partie de l'équation, en termes d'acceptabilité sociale, soutient Daniel Houle, maire de Saint-Luc-de-Vincennes.

Pour les propriétaires concernés, les redevances pourraient s’élever à « des dizaines de milliers de dollars », et ce, sur une période de 20 ans, laisse entendre une source proche de certains détails du dossier – les élus rencontrés jeudi n’ont rien voulu confirmer. . Il apparaît également que, afin d’ouvrir la voie à une acceptabilité sociale encore plus large, les propriétaires habitant à proximité d’infrastructures pourraient également bénéficier d’une compensation, même si leur terrain n’accueille aucun équipement à proprement parler. nous entendons. Celles-ci seraient cependant plus modestes.

Pour les municipalités entourant Shawinigan, le projet pourrait avoir un impact positif et significatif sur les revenus de taxes foncières.

800 000 tonnes d’ambition

Plus grand que nature, le projet de TES Canada «consiste à la construction d’un électrolyseur en Mauricie pour produire des volumes importants d’hydrogène vert à partir d’électricité issue de sources renouvelables et d’eau», selon ce qu’on peut déjà lire sur le site Internet de l’entreprise.

Le promoteur soutient qu’il pourra « réduire de 800 000 tonnes de GES annuellement au Québec, soit environ 3 % de l’objectif québécois de décarbonation pour 2030 ».

L’annonce de vendredi, à la Cité de l’Énergie de Shawinigan, sera faite en présence du ministre québécois de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie, Pierre Fitzgibbon, et du ministre fédéral de l’Innovation. , Sciences et Industrie, François-Philippe Champagne. Hydro-Québec a déjà accordé 150 mégawatts, qui s’ajoutent à la portion énergétique indépendante du projet. Autrement, aucune contribution de fonds publics ne serait impliquée.

La mise en service des installations est prévue pour 2028. On parle de la création directe de 1000 emplois dans la phase de construction du projet, et de 200 autres une fois celui-ci mis en service.

L’usine de Saint-Georges ?

On a également pu apprendre que l’usine de production d’hydrogène serait située dans le secteur Saint-Georges, à Shawinigan. La proximité d’une importante ligne de transport d’électricité et d’un approvisionnement en eau important aurait notamment pesé sur la balance. L’usine est censée être la pièce maîtresse du projet et représenterait 700 millions de dollars dans le montage financier de la transaction.

Deux sites sont actuellement à l’étude. Une première serait l’implantation de l’usine dans le parc industriel Alice-Asselin. L’autre pourrait être un grand terrain industriel situé non loin, face aux installations d’Arbec, sur le chemin de Turcotte. Propriétaire du terrain, la Société de développement de Shawinigan a une demande d’autorisation environnementale présentement en cours d’évaluation par le ministère de l’Environnement, pour « des travaux de remblayage, d’excavation et de déboisement de marécages et de tourbières aux fins d’aménagement de terrains industriels.

Michel Angers enthousiaste

En quelque sorte hôte des rencontres de jeudi – qui devaient d’abord se tenir à la Cité de l’Énergie –, le maire de Shawinigan, Michel Angers, ne cache pas sa satisfaction face à ce qui se dessine. Le projet est dans les cartons depuis deux ans, confie-t-il.

«Participer à la décarbonation du Québec, nous comprenons que c’est une mission qui est très agréable pour notre municipalité», commente M. Angers, qui évoque «un projet de société».

Le maire de Shawinigan, Michel Angers, entend mobiliser les différents acteurs municipaux autour du projet.

Au-delà de l’acceptabilité sociale, le maire de Shawinigan se dit également attaché à l’implication des municipalités entourant sa ville et qui pourraient bientôt devoir accueillir des parcs éoliens et solaires sur leur territoire.

«Quand on travaille avec les collectivités, c’est toujours intéressant de voir que les collectivités locales sont au cœur de chaque projet», insiste le maire d’Angers, qui n’a pas souhaité commenter davantage avant l’annonce officielle.

L’acceptabilité sociale passe aussi par les élus

Joints jeudi matin, quelques heures avant les rencontres avec le promoteur, et alors que la rumeur avait précédé l’annonce officielle, les élus des municipalités ciblées par le projet TES Canada ont illustré à tour de rôle que l’acceptabilité sociale risque d’être essentielle si l’on veut voir cela se concrétise.

À Saint-Tite, nous sommes « certes ouverts aux nouveaux projets » et au développement, mais nous espérions en apprendre davantage lors de la séance d’information de l’après-midi à Shawinigan.

«Ils nous ont repéré, mais est-ce qu’on va en avoir à la maison ? Nous n’en avons aucune idée. (…) Ensuite, l’acceptabilité sociale, on ne sait pas où elle se situe. Est-ce que le peuple veut ça ? Nous n’en avons aucune idée. C’est très embryonnaire pour nous », a déclaré la mairesse Annie Pronovost.

Des élus de Saint-Prosper-de-Champlain prévoyaient également de se joindre à la rencontre pour avoir des réponses à leurs questions. Là aussi, l’ouverture au projet est teintée de certains points d’interrogation.

« C’est un très gros projet qui semble intéressant, mais il faut s’asseoir et assimiler toutes les informations. Il ne faut pas s’arrêter aux chiffres (…) Il faut absolument plus de détails. Aujourd’hui, nous pourrons poser nos questions et nous pourrons partager des informations avec nos citoyens.

France Bédard, mairesse de Saint-Prosper-de-Champlain

« Saint-Prosper était visé. Les éoliennes ont besoin de vent, et il y a du vent ici. (…) C’est de l’énergie verte, ça peut être bien, mais il faudra la présenter au conseil et aux citoyens», a ajouté le maire Bédard.

Le maire de Saint-Séverin, Gérard Vendal, a de son côté souhaité en savoir plus avant de prendre une décision. Les élus de la Municipalité prévoyaient également assister à la rencontre avec le promoteur.

« On nous a dit que c’était un gros projet en Mauricie. (…) Il faut avoir tous les ingrédients pour faire un gâteau», a brièvement commenté M. Vandal.

Du côté de Saint-Stanislas, le maire Luc Pellerin a indiqué avoir reçu de l’information sur le projet, mais n’avoir pas eu le temps de la lire en détail. Il se dit cependant favorable aux énergies propres.

« Les éoliennes, je n’ai aucune expertise en la matière. Quels impacts cela pourrait-il avoir ? (…) Entre regarder ça, ou ne plus pouvoir les voir parce qu’il y a du smog causé par les gaz à effet de serre, je pense que c’est mieux de voir des éoliennes. C’est mon point de vue. Nous aurons besoin de solutions durables à long terme », a-t-il observé. Et d’insister sur le fait qu’il faudra consulter les citoyens le moment venu.

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