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Nouvelles canadiennes

Ce que le jury n’a jamais su lors du procès pour viol de Peter Nygard

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À Toronto, le jury du procès Peter Nygard n’a jamais été informé que le nombre de plaignants avait été réduit à la dernière minute avant le début du procès, tout comme le nombre d’accusations. Le documentaire de Thé Cinquième pouvoir, à CBC, n’a pas non plus été utilisée comme preuve incriminante.

La Couronne a révélé le 11 septembre au juge Robert Goldstein qu’elle avait réduit le nombre d’accusations portées contre Peter Nygard de 11 à 6 et le nombre de plaignants de 8 à 5.

L’identité de toutes les victimes présumées de Peter Nygard est protégée par une interdiction de publication.

Le procureur de la Couronne, Neville Golwalla, n’a cependant pas donné les raisons d’un tel revirement, qui a repoussé de deux semaines le début des audiences. De toute façon, la loi ne l’y obligeait pas.

Peter Nygard, vu ici au palais de justice de Toronto, est accusé d’avoir violé cinq femmes, dont une mineure, entre 1986 et 2005.

Photo : Radio-Canada / Evan Mitsui/CBC

Par déduction, on peut néanmoins supposer au moins deux choses :

  • la Couronne ne disposait pas de suffisamment de preuves pour obtenir une probabilité raisonnable d’obtenir un verdict de culpabilité ;
  • trois des huit plaignants ont décidé d’abandonner les charges retenues contre Peter Nygard pour des raisons différentes.

Le jury n’a donc pas été informé de l’existence de ces plaignants supplémentaires ni des accusations similaires aux six accusations criminelles dont Peter Nygard fait face dans ce procès.

Il y a eu trois chefs d’accusation d’agression sexuelle et deux chefs de détention abusive pour deux des trois femmes.

La façade du centre de détention de Toronto Sud le 14 janvier 2022.

Le centre de détention de Toronto Sud, où Peter Nygard est détenu depuis son transfert du Manitoba à l’automne 2021.

Photo : Radio-Canada / Mark Bochsler / CBC

Le jury n’a également jamais été informé de l’intention de la Couronne de traduire en justice une quatrième femme qui n’a jamais déposé de plainte contre Peter Nygard au Canada, mais qui affirme avoir été agressée aux Bahamas.

Le procureur Golwalla a cependant changé d’avis à son sujet pour des raisons qu’il n’a pas non plus révélées.

La nature et les circonstances des allégations des quatre femmes ne peuvent toutefois pas être révélées pour le moment, car l’enquête sur la libération sous caution de 2022 reste sous ordonnance de non-publication.

Détention préventive non divulguée

Le jury n’a pas non plus su qu’un juge de paix de l’Ontario avait refusé de libérer Peter Nygard sous caution après son arrestation au Manitoba et son transfert en Ontario.

Lors de ce procès, Peter Nygard ne s’est jamais présenté sur le banc des accusés en uniforme de prisonnier. Vêtu de la même tenue civile noire, il était toujours assis à côté de ses deux avocats.

Le jury n’a donc pas vu que l’accusé entrait chaque matin dans la salle d’audience menotté alors qu’il était assis dans un fauteuil roulant avant qu’un policier ne le place sur une chaise.

Brian Greenspan, l'avocat de Peter Nygard, entre au palais de justice le 26 septembre 2023.

Brian Greenspan, l’avocat de Peter Nygard, entre au palais de justice le 26 septembre 2023 pour le début du procès.

Photo : Radio-Canada / Evan Mitsui

L’avocat Brian Greenspan a en outre expliqué qu’il lui était difficile de rencontrer son client et de le préparer avant son témoignage, car il devait se rendre à la prison selon un horaire de visites très restrictif.

Il n’a toutefois pas immédiatement révélé au tribunal son intention de faire témoigner son client.

Dans le même ordre d’idées, le jury n’a jamais appris que Peter Nygard fait face à d’autres accusations criminelles au Québec et au Manitoba et qu’il fait face à des procédures d’extradition entre le Canada et les États-Unis.

Un procureur traversant la rue.

Le procureur de la Couronne Neville Golwalla entre au palais de justice de Toronto après la pause déjeuner le premier jour du procès, le 26 septembre 2023.

Photo : Radio-Canada / Evan Mitsui

Le juge a également sévèrement restreint la Couronne dans son contre-interrogatoire de l’accusé.

Une journée entière avait été consacrée à l’étude des questions que la Couronne souhaitait soumettre à Peter Nygard.

Le documentaire de Thé Cinquième pouvoir

La Couronne a voulu, par exemple, utiliser des extraits du rapport de Le cinquième État, de Radio-Canada, à son avantage, notamment les images qui montrent Peter Nygard faisant la fête dans ses propriétés et à bord de son avion privé.

Les procureurs voulaient démontrer que Peter Nygard avait consommé plus d’alcool qu’il ne l’avait laissé entendre lors de son témoignage sur cinq jours.

Peter Nygard est accompagné de trois femmes dont les visages sont flous.

Sur cette photo, tirée d’une vidéo de Stephen Feralio, Peter Nygard célèbre l’élection du Premier ministre des Bahamas Perry Christie en 2012 dans son ancien bureau à New York.

Photo : Stephen Feralio

Selon la Couronne, Peter Nygard a été vu en train de boire de la bière dans son jet, du champagne lors d’une fête à New York et du vin lors du mariage de sa fille dans sa résidence de Los Angeles.

M. Golwalla a rappelé que Peter Nygard avait invité certains des cinq plaignants à venir prendre un verre dans sa suite et qu’il convenait de démontrer des contradictions dans le témoignage de l’accusé, alors qu’il affirme boire très peu d’alcool et seulement du vin.

Le procureur précise que le plaignant no. 2, la seule mineure du groupe au moment des faits reprochés, avait révélé dans son témoignage que Peter Nygard lui avait fait boire avant le prétendu viol collectif de trois personnes.

Un bâtiment moderne au centre-ville de Toronto.

L’ancien siège social de Peter Nygard à Toronto avec les appartements privés au cinquième étage.

Photo : Radio-Canada / CBC (archives)

Me Golwalla a voulu démontrer que l’alcool était très accessible sur toutes les propriétés de l’accusé, y compris son avion, même si les plaignants affirment tous avoir été agressés dans la suite privée de l’ancien studio de Peter Nygard à Toronto.

Le magistrat lui a toutefois demandé de se concentrer uniquement sur la présence d’alcool dans la suite de Toronto.

Autres restrictions du magistrat

Le juge a encore limité la portée du Dr.D Lori Haskell, premier témoin à charge dans ce procès.

La défense était catégoriquement opposée à sa présence car elle craignait que cela détourne l’attention du jury.

Une chambre aux motifs en bois et un lit recouvert de fourrures.

La chambre de Peter Nygard, au cinquième étage de son studio de mode de Toronto, où les cinq plaignantes affirment avoir été violées.

Photo : Radio-Canada / CBC (archives)

Le magistrat a uniquement autorisé la Couronne à interroger le psychologue sur les conséquences du syndrome de stress péritraumatique et non du stress post-traumatique sur une victime de viol.

Le stress péritraumatique décrit l’ensemble des réactions physiologiques, émotionnelles et cérébrales qu’une personne victime de violences sexuelles pourrait exprimer lors d’un événement traumatisant et non après les événements traumatisants.

Une femme marchant sur un trottoir devant un tribunal.

La psychologue clinicienne Lori Haskell, premier témoin à charge entendu au procès de Peter Nygard.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Nadeau

La Couronne avait appelé le DD Haskell afin que le jury comprenne la complexité du traumatisme du cerveau humain avant de faire témoigner les cinq plaignants.

Le psychologue explique que les événements traumatisants peuvent affecter la mémoire, le jugement et les réflexes des individus qui en sont victimes.

Elle n’a cependant pas été en mesure d’expliquer au jury les conséquences du stress post-traumatique sur les victimes de viol bien après la commission d’actes sexuels troublants.

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