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Nouvelles canadiennes

Ça va mal finir si ça continue comme ça

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Cela a commencé avec le soutien de certains aux actions du Hamas, le jour même du massacre du 7 octobre en Israël, sur les réseaux sociaux.

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Et par le refus des autres de qualifier le Hamas de groupe terroriste.

Cependant, nous avons atteint un autre niveau lorsque l’antisémitisme est passé du monde numérique au monde réel.

L’imam Adil Charkaoui a appelé à l’extermination des juifs sionistes lors d’une manifestation à Montréal fin octobre. Et les manifestants ont répondu « Amen ! ».

Cependant, nous avons atteint un autre niveau, lorsque les propos haineux se sont transformés en affrontements.

À l’Université Concordia, des altercations éclatent. Certains manifestants pro-palestiniens se seraient opposés à un tableau montrant les otages israéliens à Gaza.

Parmi eux, un professeur de l’UdeM – un homme qui enseigne aux étudiants – a dit à ses étudiants juifs de « retourner en Pologne », là où des millions de Juifs ont été tués pendant la Seconde Guerre mondiale.

Cependant, nous avons atteint un autre niveau, lorsque la violence s’est dirigée vers les lieux religieux.

Un centre islamique a été menacé de graffitis, tandis qu’une synagogue et une organisation communautaire juive ont été visées par un cocktail Molotov.

Finalement, des coups de feu ont été tirés à proximité de deux écoles juives.

Alors, quel est le prochain niveau ? La prochaine étape dans cette violence qui ne cesse de s’intensifier ?

Nos politiciens responsables

Heureusement, notre classe politique appelle, à l’unisson, au calme.

Tous agissent de manière responsable, à travers leurs différentes positions sur le conflit israélo-palestinien.

Ce n’est pas la même chose ailleurs, notamment en France et au Royaume-Uni, où fleurit l’antisémitisme d’extrême gauche. En France, certains responsables politiques qualifient le Hamas de « groupe de résistance ».

Ici, il n’y a aucune indulgence de la part de nos politiques. Nous avons de la chance.

Les commissaires absents

Tout ceci étant vrai, je me demande où sont certaines personnes ici.

Ces dernières années, le Canada et les métropoles comme Montréal ont eu des représentants sur les questions liées au racisme, à l’antisémitisme et à l’islamophobie.

Avec cette montée de la haine, n’est-ce pas l’occasion pour eux de montrer leur utilité ? Apaiser les tensions ?

À Montréal, n’est-il pas temps pour quelqu’un comme Bochra Manaï, du Commissariat à la lutte contre le racisme et la discrimination systémique, d’appeler publiquement au calme ? Vers l’apaisement ?

Ne serait-il pas de leur responsabilité, à tous ces représentants, de prendre l’initiative d’une manifestation de solidarité pour briser cette escalade et éviter qu’elle ne se termine mal ?

Je cite l’auteur libano-québécois Wajdi Mouawad dans une chronique de journal Libérer cette semaine : « Mais c’est justement là que se trouve le piège tendu depuis le 7 octobre par l’esprit destructeur du Hamas : faire en sorte que la suite soit avant tout antisémite. »



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