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Nouvelles canadiennes

Budget de la première année : « Faites ce qui doit, advienne que pourra »

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Un Québec indépendant serait financièrement viable, soutient Paul St-Pierre Plamondon, qui affirme pouvoir récolter 82 milliards de dollars de nouveaux revenus dans les coffres d’Ottawa. A l’aube de la présentation du budget de l’année 1, il avoue cependant que des membres de son entourage l’ont « découragé » de faire cet exercice.

Mettre à jour les finances d’un Québec souverain est un exercice risqué, convient Paul St-Pierre Plamondon. À court terme, est-ce que cela sera payant pour le Parti québécois ? Beaucoup de gens m’ont dit nonexplique-t-il en entrevue à Radio-Canada. Je m’en fiche, car c’est important et il faut que ça soit bien fait.

Faites ce que vous devez, quoi qu’il arriveil ajoute.

On a essayé de me décourager de faire ce budget pour un Québec indépendant en me disant, au fond, que c’était juste un problème.

Le budget de la première année, présenté d’abord par René Lévesque et Jacques Parizeau en 1973, puis par nul autre que François Legault en 2005, a toujours attiré son lot de critiques et de sceptiques.

L’actuel chef de PQ comprend que ce n’est pas forcément ce qui fera pencher la balance en sa faveur lors des prochaines élections.

Dans l’échelle de toutes les raisons (être pour l’indépendance), le budget de l’année 1 figurera-t-il en tête de liste ? Probablement pasil a dit. Mais cela nous rappellera, quand il le faudra, que nous avons tous les moyens pour le faire et que ce sera même légèrement avantageux.

Des sommes récupérées, des déficits malgré tout

Dans un chapitre du document qui sera présenté lundi, le Parti québécois estime qu’il pourrait récupérer près de 82 milliards de dollars cette année dans les poches du gouvernement fédéral. Ce montant équivaut aux taxes, contributions et autres revenus qu’Ottawa perçoit auprès de la province.

Par exemple, la part québécoise de l’impôt fédéral sur le revenu des particuliers était estimée à 17,03 % du total canadien en 2021-2022, ce qui équivaut à 33,79 milliards de dollars qui reviendraient à un Québec indépendant.

La taille du gouvernement à Ottawa augmente de 40 % en huit anssouligne Paul St-Pierre Plamondon. Mais demandez aux gens : « Avez-vous obtenu plus de services ou de meilleurs services ? » La plupart des gens ne seront pas en mesure de nommer un seul service reçu par le gouvernement fédéral.

Autrement dit, il soutient que les Québécois n’en ont pas pour leur argent et que le Québec pourrait utiliser les sommes récupérées pour mieux financer certaines missions de l’État, comme l’Éducation et la Santé.

François Legault était le porte-parole responsable des finances dans l’opposition péquiste lorsqu’il a produit son propre « budget de la première année » en 2005.

Photo : La Presse Canadienne / JACQUES BOISSINOT

Cependant, malgré ces nouvelles recettes, le budget de la première année prévoit des déficits atteignant 37,5 milliards de dollars sur un horizon de cinq ans, en raison de la perte de la péréquation, mais aussi de la couverture des dépenses fédérales. , comme les prestations aux personnes âgées, les allocations et les dépenses de programmes.

Lorsque François Legault présentait la mise à jour des finances d’un Québec souverain en 2005, il prévoyait des surplus de 17 milliards de dollars sur cinq ans, mais depuis, la dette fédérale, dont une partie serait transférée au Québec, a a explosésoutient Paul St-Pierre Plamondon.

Selon ses calculs, si le gouvernement du Québec prenait en compte sa part des déficits fédéraux, son bilan serait pire. Nos déficits sont légèrement avantageux dans un Québec indépendantil plaide.

Des pertes d’emplois attendues

Le chef du Parti québécois prévoit également récupérer des sommes importantes, jusqu’à 8,7 milliards de dollars, en mettant fin au chevauchements entre les ministères fédéraux et ceux d’un pays québécois.

Il propose même de supprimer cinq de ces ministères pour réaliser des gains supplémentaires, soit Patrimoine canadien, Immigration Canada, Revenu Canada, Emploi et Développement social Canada et Santé Canada.

Je suis très transparent et je dis : « Écoutez, nous ne pouvons pas garder tous ces gens. »explique Paul St-Pierre Plamondon.

Plus tôt cette semaine, le premier ministre l’a mis au défi de dire combien de Québécois perdraient leur emploi, selon ce scénario, alors que plus de 77 000 fonctionnaires fédéraux résident au Québec.

Les quatre députés péquistes et le porte-parole du parti en point de presse.

Avec l’arrivée d’un nouvel élu dans ses rangs, le Parti québécois compte quatre députés. De gauche à droite, Joël Arsenault (député des Îles-de-la-Madeleine), Méganne Perry Mélançon (porte-parole nationale), Paul St-Pierre Plamondon (chef et député de Camille-Laurin), Pascal Paradis (nouveau député de Jean- Talon) et Pascal Bérubé (député de Matane-Matapédia). (Photo d’archives)

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Des perturbations économiques ?

Il refuse cependant d’évoquer une émigration de travailleurs ou de sièges sociaux anglophones, au lendemain d’un référendum gagnant, affirmant qu’il s’agit là d’arguments de peurdéjà utilisé dans le passé.

Je pense que ce sera une période d’enthousiasme où les gens en général, dans leur grande majorité, voudront faire partie du faire la fêteil a dit.

De toute façon, Toronto a pris la grande majorité de nos sièges sociaux depuis les référendums, nous sommes donc de plus en plus une économie de brancheajoute Paul St-Pierre Plamondon.

Quant à la possibilité qu’un Québec indépendant doive renégocier des accords de libre-échange pour continuer à exporter ses marchandises, il ne s’inquiète pas non plus.

Selon vous, les entreprises américaines (…) qui dépendent notamment de notre électricité, mais aussi de nos ressources (…) vont-elles faire du lobby pour que nous soyons dans une situation le no man’s land de plusieurs années ?il demande.

La tête de PQ fait valoir que de nouveaux accords standardisé verrait le jour dans peu de temps.

Nous ne cacherons pas que la plupart des gens qui souhaitent l’indépendance le font pour d’autres raisons.il répète. Mais il est bon de savoir que lorsque l’on fait ce choix, il est parfaitement viable.

Il fait entre autres le pari que le budget de cette première année ajoutera de la crédibilité au projet souverainiste.

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