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Nouvelles canadiennes

Avec Thérèse, la force de la confiance

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Avec Thérèse, la force de la confiance

Après Blaise Pascal en juin, le pape François dédie une lettre apostolique à Thérèse de l’Enfant Jésus de la Sainte Face, sa sainte préférée, dont on célèbre cette année le 150e anniversaire de naissance. Titré C’est la confianceen référence à une célèbre formule du grand petit saint du Carmel, le texte pontifical met en lumière le cœur de la doctrine théologique de Thérèse : Dieu est amour, il est miséricorde.

Il proclame Thérèse « docteur en synthèse ». Dans son « Acte d’offrande à l’amour miséricordieux », écrite le 9 juin 1895, sœur Thérèse veut exprimer son désir le plus ardent : aimer Dieu et le faire aimer, et pour cela s’offrir entièrement à lui, pour tous. Elle a compris que Dieu n’est ni un mauvais juge, ni un père fouetteur, ni un moralisateur. C’est lui qui a dit : « Les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume des cieux. » Des propos choquants pour les esprits à la religiosité étroite, calculatrice et rance, non seulement à l’époque du Temple de Jérusalem, mais aussi à la fin du XIXe siècle.e siècle, où Thérèse avait entendu au catéchisme des aberrations théologiques et des paroles culpabilisantes auxquelles elle avait finalement eu la force de résister et de répondre.

Cependant, le Pape affirme dans sa lettre : « du ciel à la terre, la nouvelle de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face demeure dans toute sa « petite grandeur » ». Le Dieu que le Docteur Thérèse veut faire connaître au monde ne nous a pas laissé une longue liste de prescriptions douloureuses et dénuées de sens. Le vrai Dieu, celui de l’Évangile, est en effet celui qui nous a mis en garde contre les superstitions, contre le divorce entre ritualisme et respect du commandement unique – « Ce que je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres. » Il est l’amour lui-même, il n’y a rien d’autre à comprendre.

Donc, « au soir de cette vie, Thérèse lui dit : Je me présenterai devant toi les mains vides, car je ne te demande pas, Seigneur, de compter mes œuvres. Avant que les autorités religieuses se perdent dans leur mesquinerie et leur désir de contrôle, qui liaient « des fardeaux lourds, difficiles à supporter, (à) alourdir les épaules des gens »Jésus a été clair : « Vous hypocrites, vous purifiez l’extérieur de la coupe et de l’assiette, mais l’intérieur est plein d’avidité et d’intempérance ! »

À la suite du Christ, Thérèse, immensément libre, nous a transmis un « manière de concevoir l’évangélisation par attraction, et non par pression ou prosélytisme », selon les mots du pontife. Un exemple : en mai 1889, Marie Guérin, très de son temps, très scrupuleuse, écrit à sa cousine Thérèse qu’après avoir été titillée par les nus à l’Exposition universelle, elle n’osait pas communier. Thérèse, qui autrefois « passé par le martyre du scrupule »voit clairement : « Il faut être bien malin pour tromper une âme ainsi !… mais ne sais-tu pas, ma chérie, que c’est là tout le but de ses désirs. » Elle lui dit donc de revenir à la communion sans crainte, pensées lubriques ou non, car le Seigneur n’a rien à voir avec ces tentations basses : « Ce qui offense Jésus, ce qui lui fait mal au cœur, c’est le manque de confiance ! »

Le génie de Thérèse éclaire notre vision. Loin de toute logique comptable, contrairement à ce que voudraient nous faire croire les tenants de l’ordre moral, Dieu a pitié de notre misère, de notre malheur. Il pardonne sans limite. Cela nous choque parce que nous en sommes incapables ; mais c’est précisément là qu’il faut reconnaître l’expression suprême de sa toute-puissance. Des années plus tard, en 1896, Thérèse écrit encore à Marie Guérin, devenue religieuse à son tour, mais qui continue d’avoir peur : « C’est la confiance et rien que la confiance qui doit nous conduire à l’Amour… » C’est ce que nous devons constamment dire et demander pour notre monde.

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