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Nouvelles canadiennes

Au procès de Magnanville, l’accusé affirme n’avoir « pas participé à cette attaque »

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Dans les procès pour terrorisme, il existe généralement deux catégories d’accusés : les silencieux et les bavards. Les premiers gardent volontairement le silence ou ne parviennent à s’exprimer que par bribes. A l’inverse, il n’est pas nécessaire de demander à ces derniers de répondre à toutes les questions de justice. Nul doute que Mohammed Lamine Aberouz en fait partie.

« Non, je n’étais pas là. »

Cela tombe bien, ce vendredi 6 octobre, la cour d’assises spéciale de Paris avait prévu de lui donner la parole tout au long de la journée sur le fond de l’affaire. Avec, en filigrane, une question au cœur de l’accusation : était-il présent à l’intérieur de la maison de Magnanville (Yvelines) où, en juin 2016, un couple de policiers ont été assassinés par Larossi Aballa, un jihadiste tué dans l’attentat par la descente? « Non, je n’étais pas là. Je n’ai pas participé à cette attaque. Je ne peux que répéter la même chose encore et encore. » assure Mohammed Lamine Aberouz.

Le parquet est convaincu que ce dernier était bien présent ce soir-là à l’intérieur de la maison d’où il a réussi à s’enfuir avant l’arrivée des policiers. C’est en raison de cette présence supposée que l’accusé est jugé pour « complicité d’assassinat » en relation avec une entreprise terroriste. Une incrimination pour laquelle il risque la prison à vie.  » Larossi est responsable. Je n’ai aucune responsabilité dans ses actes (…) Ce qu’il a fait me choque, m’étonne », affirme celui qui a bien connu le terroriste, dont il était un ami d’enfance.

 » Il n’a jamais exprimé l’intention d’agir. S’il avait dit quelque chose comme ça, notre relation aurait pris fin. » affirme Mohamed Lamine Aberouz, qui nie même avoir joué un rôle de « référent religieux » avec cet ami qu’il rencontrait très régulièrement avant l’attentat

Un accusé qui pointe les « lacunes flagrantes » du parquet

Evidemment, en détention, l’accusé a étudié longuement le dossier dont il parle en détail. Et il ne cède pas lorsque le président Christophe Petiteau aborde le point central de l’accusation : une trace « pur » L’ADN de Mohamed Lamine Aberouz a été retrouvé sur l’ordinateur situé à l’intérieur de la maison du couple assassiné. C’est sur cet appareil que Larossi Aballa, le soir de l’attentat, consultait les sites de propagande jihadiste. Comment expliquer que des traces génétiques de Mohamed Lamine Aberouz y aient été retrouvées ? L’accusé prétend que le « seule explication logique » est celui d’un transfert d’ADN.

En effet, la police a trouvé son empreinte génétique sur un appui-tête et sur une ceinture de sécurité à l’intérieur de la voiture de Larossi Aballa dans laquelle il voyageait. Mohamed Lamine Aberouz estime que le terroriste a pu, après avoir touché son ADN dans la voiture, le transporter dans la maison et le placer sur l’ordinateur.

Vendredi 29 septembre, deux experts en génétique criminelle ont expliqué au tribunal qu’un tel transfert ne pouvait être totalement exclu et que la présence de cet ADN  » pur «  sur l’ordinateur des victimes ne permet pas d’affirmer avec certitude que Mohamed Lamine Aberouz était bien présent sur les lieux ce soir-là. Évidemment, cela affaiblit l’accusation. L’accusé le comprend bien et n’hésite pas à évoquer le « lacunes » dans sa démonstration autour de l’ADN. « Votre juridiction devra se prononcer sur ces manquements flagrants »dit-il au président Petiteau qui, de son côté, estime « que nous ne pouvons pas écarter cet ADN »

« Pourquoi regardez-vous toutes ces atroces vidéos de l’État islamique ? « ,

L’un des avocats généraux interroge ensuite l’accusé sur le grand intérêt qu’il semblait manifester en 2016 pour Daesh. « Pourquoi regardez-vous toutes ces atroces vidéos de l’État islamique ? « , demande le représentant du parquet antiterroriste. « Parmi les vidéos que je regardais, il y avait de tout : des vidéos de guerre, des exécutions, des distributions de nourriture ou encore des vidéos sur les conséquences des bombardements. (NDLR : de la coalition occidentale). À l’époque, il n’était pas possible, quand on était musulman, de ne pas s’intéresser à ce qui se passait en Syrie ou en Irak. répond Mohamed Lamine Aberouz.

« Cela veut dire qu’en 2016, quand nous étions musulmans en France, nous ne pouvions pas ne pas nous intéresser à l’État islamique ? « , demande l’avocat. « Les vrais croyants ne pouvaient ignorer ce que souffraient leurs frères qui étaient là. » répond l’accusé, répétant qu’il n’a jamais soutenu l’idéologie de Daesh.

Plus de neuf heures d’une audience dense au cours de laquelle l’accusé a tenu bon, ne manquant jamais une occasion de pointer certaines faiblesses de l’accusation.  » Dans ce dossier, il n’y a jamais eu d’enquête à décharge », Assène Mohamed Lamine Aberouz, convaincu qu’en l’absence du terroriste, tué suite à l’attentat, la justice veut « un coupable à tout prix ».

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