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Nouvelles canadiennes

Au « dîner synodal » sur les hauteurs du Vatican

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L’endroit offre l’une des plus belles vues de Rome. Du moins sur la place Saint-Pierre. Car depuis l’Université Pontificale Urbaine, perchée sur la colline du Janicule, on peut voir tout le Vatican. La place s’étend à vos pieds, tandis que sous vos yeux, la coupole de la basilique s’expose sur le ciel rose d’un crépuscule d’automne. C’est ce spectacle qu’ont pu contempler la plupart des membres du Synode, lors d’une étonnante soirée offerte, dimanche 22 octobre, par ce Collège pontifical qui forme depuis des décennies les meilleurs de ceux qui se destinent à être prêtres dans toute la moitié sud. du monde.

Ce «dîner missionnaire et synodal», présenté comme tel, avec un large sourire, par le cardinal Luis Antonio Tagle, préfet du dicastère pour l’évangélisation, a vu se dérouler des scènes dignes des soirées romaines, au cours desquelles même les serveurs ont été photographiés de la vue. leur a proposé. Ici, un cardinal américain discute avec un de ses collègues du Vatican. Là, les prélats africains étaient postés à une extrémité de la terrasse, pour discuter du synode en cours, tandis que plus loin, les évêques asiatiques prenaient place autour de la même table. A quelques mètres de là, un membre de l’association SOS Méditerranée, qui sauve les migrants en mer, discute avec un haut fonctionnaire de la Curia.

Sur scène, plusieurs chœurs se succèdent. La première est celle de l’université, composée de séminaristes portant une soutane noire avec une ceinture rouge. Il ressemblerait d’ailleurs exactement à celui porté par les cardinaux, s’il n’était marqué par les boutonnières rouges et les lignes carmin dessinées sur le col du vêtement, en référence au sang versé par les missionnaires. La seconde est composée de religieuses africaines, voilées sur la tête, dont les chants, accompagnés par des instrumentistes traditionnels, ne sont pas sans rappeler ceux chantés lors d’une messe célébrée à Abidjan ou à Lomé.

Une ambiance religieuse dont on s’éloigne un peu lorsque le chanteur de jazz professionnel chante tour à tour des standards de Pink Martini (« Je ne veux pas travailler ») ou d’Édith Piaf (« Quand il me prend dans ses bras »). Que pensaient alors, les pères et mères synodaux peu habitués à la mondanité romaine ? Etonnement, pour beaucoup, devant un tel événement qui semblait à mille lieues des discussions du synode.

Mais la soirée, financée par la branche américaine des Œuvres pontificales missionnaires, a aussi été l’occasion d’un témoignage, celui d’un séminariste éthiopien qui a évoqué les grandes difficultés rencontrées par les catholiques dans son pays. « J’ai vu de mes propres yeux des gens tués parce qu’ils étaient chrétiens. Des actes terribles », a-t-il témoigné. Une manière de rappeler que sur le terrain, le quotidien de certains catholiques est loin des splendeurs romaines.

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