Jannah Theme License is not validated, Go to the theme options page to validate the license, You need a single license for each domain name.
Santé

Au CHU de Nice, un secteur spécialisé travaille sur la perte de conscience

[ad_1]

Perte de conscience brutale, d’une durée généralement assez brève – quelques secondes – avec retour rapide à l’état de conscience. Ce sont les principales caractéristiques de la syncope. « Environ 40 % de la population a été confrontée (ou sera) confrontée à ce symptôme au cours de sa vie. Cela montre à quel point c’est courant« , présentent le Professeur Émile Ferrari, chef du service de cardiologie et le Dr Sok–Sithikun Bun, rythmologue (CHU de Nice).

C’est néanmoins suffisamment inquiétant pour conduire un certain nombre de patients à consulter en urgence. « La syncope représente 1 à 3 % des passages aux urgences ; dans plus de la moitié des cas, les patients, notamment les plus âgés, sont hospitalisés. Ces spécialistes ont mis en place un secteur « syncope » dédié au traitement accéléré et efficace de ce symptôme courant et courant mais qui peut aussi dévoiler de graves problèmes de santé. Entretien.

Certaines personnes sont-elles plus susceptibles que d’autres de souffrir de syncope ?

N’importe qui peut y faire face. Cependant, deux pics de fréquence sont observés : l’un chez les adultes jeunes, l’autre chez les personnes âgées.

Quelle est la cause de cette perte de conscience ?

Les causes sont multiples, depuis le simple inconfort vagal – cause fréquente chez les patients jeunes -, le stress ou encore l’effort physique intense, jusqu’à une maladie cardiaque sous-jacente, notamment électrique. Chez les patients âgés en particulier, la cause en est souvent une polypharmacie, des problèmes de valvules cardiaques, une maladie coronarienne ou même des troubles du rythme ; lorsqu’elle est trop lente, elle peut provoquer des syncopes à répétition.

Voyons-nous la syncope « venir » ?

Certains patients remarquent des signes avant-coureurs : vision floue, sensation de chaleur, bourdonnements, pâleur… Mais ce n’est pas systématique.

Quels paramètres prendre en compte pour estimer la gravité ?

Il y a l’âge, mais aussi les antécédents, la présence d’autres maladies, et bien sûr la gravité des blessures liées à une chute ou à un accident de la route lorsque la syncope survient au volant.

Comment s’organise le secteur syncope ?

Un algorithme a été mis à disposition des médecins urgentistes ; il vous permet de déterminer rapidement le degré de gravité et de guider la suite du traitement. Si aucun critère de gravité n’est identifié, le patient peut quitter les urgences mais une consultation spécialisée dans les 7 à 10 jours est proposée. En revanche, les cas les plus graves sont directement hospitalisés dans le service de cardiologie. Enfin, concernant les cas intermédiaires (personnes présentant un ou deux critères de gravité), ils sont orientés vers l’hôpital de jour de cardiologie pour une évaluation complète.

Pourquoi ce secteur ?

Les personnes qui souffrent de syncope, faute de soins spécialisés, et plus encore si elles sont âgées, se retrouvent souvent hospitalisées pendant de longues périodes, et non dans les services appropriés, subissent des examens inutiles, etc. Le premier objectif du secteur est pour prévenir ces situations. Par ailleurs, il apparaît dans plusieurs études qu’en matière de syncope, le sous-diagnostic, mais aussi les erreurs de diagnostic aux conséquences graves sont fréquents.

Existe-t-il des tests ou des traitements spécifiques pour la syncope ?

Il existe en effet un enregistreur de fréquence cardiaque miniaturisé, sorte d' »espion », inséré sous la peau, et relié à un dispositif de transmission d’événements à distance. Lorsque l’appareil montre une récidive de syncope avec bradycardie (ralentissement de la fréquence cardiaque), on opte le plus souvent pour une intervention destinée à moduler le système nerveux directement à l’intérieur du cœur (ablation). Cette technique récente permet notamment aux jeunes patients d’éviter l’implantation d’un stimulateur cardiaque. Nous avons proposé la première procédure dans le département.

Le Professeur Ferrari et le Dr Bun sont à l’origine de la création du secteur des syncopes PhotoDR.

[ad_2]

Gn Ca health

Back to top button