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Nouvelles canadiennes

Assassin’s Creed Mirage : la ville ronde de Bagdad, comme si vous y étiez

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Dans Mirageles joueurs peuvent parcourir (et piller) les marchés, les hammams et les mosquées d’une reconstitution de la ville ronde de Bagdad au 9ème siècle, grâce aux efforts, entre autres, d’un historien.

Le défi était de taille pour le spécialiste du Moyen-Orient Raphaël Weyland, qui a rejoint l’équipe d’Ubisoft Montréal il y a tout juste un an et demi. Il avait pratiquement rien sur quoi compter pour aider les développeurs à construire le monde ouvert de Mirage.

Bagdad existe encore aujourd’hui. Mais le Bagdad du IXe siècle n’existe plus du tout. Il n’en reste rien.

La ville a été détruite par le temps, les invasions mongoles et la modernité, dit-il. Des boulevards y ont été construits et les vieilles maisons ont été remplacées par de nouvelles. Un peu comme on l’a fait ici, dans le Vieux-Montréal.

Et quand on reconstruit une ville pour un jeu vidéo, il faut entrer dans des détails aussi précis que la couleur des vêtements, la démarche des gens ou encore la manière de compter (en terminant par le pouce), des questions qu’on se pose rarement en tant qu’historienil admet.

Retracez l’histoire

Heureusement pour les joueurs, il reste encore suffisamment de traces de cette ville irakienne pour en faire une reconstruction crédible. Mirage.

Raphaël Weyland a notamment puisé certaines informations dans les paroles de chansons et les biographies d’artistes chanteurs populaires de Bagdad, notamment beaucoup étaient des femmesnote-t-il.

Dans une chanson, par exemple, nous décrivons comment une telle a réussi à ridiculiser sa rivale.» mentionne-t-il, précisant que ces mots peuvent aider les développeurs à imaginer des interactions entre certains personnages.

Mais ce sont surtout les récits de voyageurs qui ont été riches pour l’historien.

Il y a des gens qui, depuis des siècles, ont visité (la Ville Ronde), et ont pu donner un aperçu de ce à quoi ressemblait la ville, ses hammams, ses mosquées, ses harems (…) et même le quartier du poulet. les vendeursil explique.

La Ville Ronde était l’une des plus grandes villes du monde, s’étendant du Maroc au Pakistan. Elle a reçu de nombreux visiteurs, selon Raphaël Weyland.

Photo : Ubisoft

La Ville Ronde était l’un des lieux les plus influents, dont la culture s’est répandue à travers le monde. Des objets de Bagdad, collectés par des marchands vikings, auraient même été retrouvés en Irlande, selon l’historien. Les gens s’y parlaient, s’influençaient, chacun apportant sa pierre, sa sensibilité artistique, ses matières.il explique.

Sa puissance était telle que chacun voulait ressembler un peu aux habitants de Bagdad. C’était une ville cool.

Une diversité de langues

Dans le jeu, cette multiculturalité s’incarne notamment dans le grand bazar – un lieu qui fait la fierté de l’historien.

Selon lui, à Bagdad au IXe siècle, il n’était pas rare d’entendre à la cour des gens parler deux ou trois langues, même si l’administration de l’Empire fonctionnait en arabe..

Le persan, le grec, l’araméen, ce sont autant de langues que l’on entend dans le jeu. Et dans le grand bazar, on entend même quelqu’un parler hébreu, et un autre, chinoisil énumère.

Cela crée un brouhaha que j’ai entendu lorsque j’étudiais au Moyen-Orient, et qui vous attire vraiment dans le jeu.

Si le grand bazar a demandé beaucoup de travail, il ne faut pas négliger l’ampleur des recherches pour trouver les noms de chevaux.

Je n’avais jamais étudié cela. J’ai finalement trouvé un poème du 8ème siècle sur une grande course de chevaux organisée, qui donnait des noms aux chevaux. (…) Parmi les noms, nous avons Victorious et The Lame. Il y a cette idée que si je donne une mauvaise réputation à mon cheval, il performera bien.souligne l’historien, amusé.

Un homme portant des lunettes pose devant une affiche du personnage de Basim.

L’historien Raphaël Weyland ne fait pas cavalier seul : il s’est entouré de collaborateurs issus du monde académique et des musées. Ceux-ci purent notamment lui permettre d’avoir une vue d’ensemble sur les styles de céramique, de poterie, ou encore sur la monnaie utilisée à cette époque.

Photo : Ubisoft

Bien qu’il soit spécialisé sur le Moyen-Orient, le chercheur a néanmoins été surpris lors de ses recherches par l’immensité de l’influence qu’a eu et continue d’avoir la Ville ronde.

On en retrouve encore aujourd’hui des traces, notamment avec le Collection des Mille et Une Nuits, des histoires écrites au 9ème siècle que je lis à mon enfant aujourd’huisouligne l’historien.

Dans Assassin’s Creed Mirage, il existe par ailleurs une quête secondaire, intitulée Les 40 voleurs, inspirée de l’histoire d’Ali Baba – non inclus cependant dans l’œuvre originaleprécise-t-il.

La créativité au service de la jouabilité

Parfois, la recherche ne suffit pas, et il faut laisser place à la créativité pour la combler autant que possible. les blancs de la carte Jeu. Quand nous ne savons pas et qu’il n’y a aucun moyen de le savoir, nous déduisons. Une partie de la créativité est là pour le gameplay (gameplay) et pour la direction artistiqueindique l’historien.

La ville était notamment divisée en plusieurs quartiers, dont le quartier scientifique et commercial, ce qui n’était pas forcément le cas à l’époque.

Nous avons élargi la ligne. Mais il n’en demeure pas moins que nous avons mis la mosquée au bon endroit.

La couleur des dômes dans le jeu n’est pas non plus exacte d’un point de vue historique, bien qu’ils soient utiles pour aider les joueurs à s’orienter sur la carte.

Le temple babylonien Dur-Kurigalzu, qui date de 2000 ans avant Bagdad et qui existe toujours, à 30 km de la capitale irakienne, a également été reconstruit en Miragemême si techniquement elle ne faisait pas partie de la Ville Ronde.

Un homme tient un couteau à la main et se cache derrière un mur surplombant une ville dotée d’une mosquée.

Les joueurs incarnent Basim, un voleur, dans « Assassin’s Creed Mirage ».

Photo : Ubisoft

C’est un symbole de cette région qui marque le temps qui passe, les gens qui y étaient avant, et nos enfants qui y seront après.justifie Raphaël Weyland.

Contrairement aux récents opus d’Assassin’s Creed, Mirage n’aura pas droit à sa version pédagogique sans violence du Discovery Tour, utilisé notamment dans les écoles.

L’équipe a plutôt choisi d’intégrer des fiches explicatives interactives au jeu. Si un joueur trouve les 66 symboles, un petite récompense est proposée, insiste l’historien.

Assassin’s Creed Mirage sera lancé le 5 octobre sur PC et consoles Xbox One et Series, ainsi que sur PlayStation 4 et 5. Le jeu sera également proposé en 2024 sur les iPhone 15 Pro et Pro Max.

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