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Nouvelles canadiennes

Après son passage en politique, l’ancien ministre François Blais est revenu à ses premières amours

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Chaque semaine, la chroniqueuse et journaliste Karine Gagnon vous invite à une grande entrevue avec une personnalité marquante de la Capitale-Nationale.

À peine une semaine après sa défaite électorale dans Charlesbourg, en 2018, l’ancien député et ministre François Blais a renoué avec ses premières amours, l’enseignement universitaire, dont il compte bientôt tourner la page.

François Blais a grandi à Saint-Patrice-de-Beaurivage, un village de Lotbinière qu’il a quitté pour entrer au cégep. Son père travaillait dans l’industrie automobile, il possédait à l’époque l’une des rares concessions Peugeot. « C’était un homme qui travaillait beaucoup, qui avait deux métiers, nous étions une famille nombreuse de sept enfants, et je suis le septième », raconte-t-il.

Photo Stevens LeBlanc

Le plus jeune était le seul à finir à l’université. « Mes frères et sœurs étaient des gens très talentueux, mais peu intéressés par les études », dit-il. Au contraire, il était bon à l’école, tant sur le plan scolaire qu’extrascolaire.

Oiseau rare

Le futur homme politique et père de cinq enfants s’est intéressé très jeune à la philosophie, une discipline qu’il aimait et continue d’aimer beaucoup, souligne-t-il.

Il a d’abord complété un baccalauréat en sciences sociales. « J’ai toujours eu ce réflexe de chercher les raisons premières, les causes, le pourquoi », explique-t-il. Dans les services sociaux, on abordait des sujets délicats, et je me posais plein de questions, j’avais ce besoin d’aller plus loin dans mes connaissances. J’avais l’impression que la philosophie allait répondre à ce besoin.

Il part donc pour Montréal au milieu des années 1980, où il complète une maîtrise et un doctorat en philosophie à l’UQAM. « Je voulais aller dans la grande ville, au centre-ville si possible, là où se déroulait l’action, du moins c’est l’idée que j’avais », se souvient-il.


Après son passage en politique, l'ancien ministre François Blais est revenu à ses premières amours

Photo Stevens LeBlanc

Il entreprend ensuite des études postdoctorales, grâce à l’une des rares bourses disponibles. Cela lui permet de poursuivre ses recherches en philosophie du droit.

En 1992, il obtient un poste en idées politiques à l’Université Laval. Il devient ainsi le premier professeur de l’Université Laval à avoir reçu une formation non pas de politologue, mais de philosophe. Pendant huit ans, il a été doyen de la Faculté des sciences sociales.

Il fut également le premier philosophe élu à l’Assemblée nationale.

Calme olympien

Ce saut en politique survient quelque temps après une course au rectorat, où François Blais affrontait Denis Brière, recteur de l’Université Laval de 2007 à 2017.

Le professeur était à ce moment-là très préoccupé par la Charte des valeurs sur laquelle travaillait le PQ. Bien qu’il soit très favorable à la laïcité de l’État, il estime que l’État devrait limiter ses interventions dans le domaine religieux.


Après son passage en politique, l'ancien ministre François Blais est revenu à ses premières amours

Photo Stevens LeBlanc

Des connaissances libérales l’ont approché, lui qui n’avait jamais fait campagne pour un parti. Il s’inspire du leader Philippe Couillard, un intellectuel, un honnête homme dont il apprécie le discours et le côté homme d’État. Ils avaient la même compréhension du fédéralisme. Une rencontre avait fini par le convaincre.

M. Blais s’est présenté comme candidat dans Charlesbourg et a gagné contre toute attente. Les chances du PLQ étaient en effet jugées très minces. L’élection mène finalement à une défaite majeure du PQ, alors dirigé par Pauline Marois.

  • Écoutez la chronique de Karine Gagnon, chroniqueuse politique au JDM et JDQ via Radio QUB :
Beaucoup trop de ministres

François Blais garde de précieux souvenirs de ces années en politique, même si celles-ci n’ont effectivement pas toujours été faciles et parfois tendues.

Les analystes ont souvent noté son côté discret et son calme olympien, qui ne lui ont pas toujours bien servi. Pourtant, « j’ai très peu de mauvais souvenirs », dit-il, ajoutant qu’il aimait travailler avec son équipe.

Il a été ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, de l’Éducation et ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale.

Concernant ce dernier rôle, il se souvient des nombreux projets qui avançaient et du plaisir de travailler avec un maire optimiste mais actif, qui avait une vision pour le Québec. « On s’entendait bien avec lui, on se parlait fréquemment (…) Puis on a eu un premier ministre qui aimait beaucoup le Québec. »


Après son passage en politique, l'ancien ministre François Blais est revenu à ses premières amours

Photo Stevens LeBlanc

Le professeur déplore également la centralisation du pouvoir vers le cabinet du Premier ministre, ainsi que le nombre excessif de ministres à l’Assemblée nationale. Selon lui, cela pourrait être réduit de moitié. « Ce n’est pas par populisme que je dis cela, mais quand il y a trop de ministres, la fonction publique perd en efficacité. Il y a trop de monde, trop de circulation (…) »

Sortez de la politique

Le retour à son ancienne vie, après la politique, fut difficile. « Il y a quand même un trou. Vous êtes entouré et connaissez beaucoup de monde et vous devez resituer

François Blais a l’impression d’avoir bouclé la boucle avec ses élèves, dans ce métier qu’il aime. Il parle à tout le monde de sa prochaine retraite. Il aura bientôt six petits-enfants et souhaite en profiter, confie-t-il.

Ensuite, l’un des avantages de l’enseignement universitaire est de pouvoir demeurer actif dans le département malgré tout, ce que le professeur a bien l’intention de faire.

À ne pas manquer, mercredi soir à 20 h 30, sur MATV (canal 9 (Hélix et illico), 609HD (illico)), l’émission Le carnet de Karine à propos de François Blais.

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