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Nouvelles canadiennes

après l’attaque du Hamas, « on ne peut rien faire, il suffit de prier »​​​​​

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Adi était assise devant sa télévision toute la journée, son téléphone vibrant au rythme des notifications de son application d’alerte aux fusées et des messages de ses amis.

« J’ai l’impression que tout le monde connaît quelqu’un qui connaît quelqu’un dont l’ami est blessé, porté disparu ou décédé. » murmure cette jeune Israélienne de 25 ans pleine de vie. Habitante du quartier Nayot, situé à l’ouest de Jérusalem, actuellement plongée dans un silence ponctué par le bruit lancinant des sirènes, elle a suivi avec consternation et impuissance les événements du 7 octobre 2023. Une date qui restera probablement gravée dans les mémoires israéliennes. historique en raison de l’ampleur de l’attaque menée par la branche armée du Hamas à l’aube.

Dimanche matin, les services d’urgence israéliens ont fait état d’au moins 250 morts, plus de 1.600 blessés et plusieurs dizaines de personnes prises en otage dans les villages de Beeri d’Ofaqim, ainsi qu’à Gaza.

« À quoi pouvait-on s’attendre ? »

Les réseaux sociaux d’Adi regorgent de photos d’Israéliens morts ou kidnappés, ainsi que de numéros à appeler en cas de signalement. « Le pays est sous le choc » estime cet étudiant en religion comparée à l’Université hébraïque de Jérusalem. Sous le choc de l’événement. « Comment ont-ils réussi à passer la barrière ? » Mais aussi sous le choc des images. Celles d’une jeune femme terrifiée, les mains liées et le visage ensanglanté, contrainte de monter dans un 4×4 palestinien.

Celles de corps à peine habillés, témoignant de la surprise provoquée par l’attaque matinale, gisant sans vie au sol, parfois piétinés. Celles de militants du Hamas jetant un homme inconscient hors d’une voiture avant qu’une foule ne s’attaque à son corps… « Ça aurait pu être moi, » murmure la jeune femme, choquée par cette explosion de violence. Proche de la gauche israélienne, elle souligne : « Et en même temps, à quoi pouvait-on s’attendre ? Tout le monde est surpris, mais lorsque vous occupez un pays comme le fait Israël… il y a forcément des conséquences. »

À Jérusalem-Est, la partie palestinienne de la ville annexée en 1967, le son des klaxons matinaux a peu à peu laissé la place au calme du désert. Les images des commandos du Hamas entrant en Israël ont d’abord suscité un sentiment de fierté parmi les Palestiniens. « Notre actualité est toujours celle d’une famille dont la maison a été détruite, ou d’un jeune tué lors d’un raid israélien… et ici, c’était tout le contraire ! Les habitants de Gaza, qui vivent en prison depuis 2007, ont montré qu’il est possible de s’échapper. » explique Maher, un jeune comptable vivant dans le quartier palestinien de Shuafat, au nord de Jérusalem.

« La suite va être terrible »

Cette fierté cède peu à peu la place à la peur. La violence des événements dans le Sud fait craindre des représailles. Les entreprises ferment. Les Palestiniens désertent la vieille ville. Seul le quartier chrétien continue ses activités, au rythme des groupes de pèlerins en quête de souvenirs. Le visage de Jack est dessiné. La boutique de ce pâtissier palestinien imposant mais doux est située à deux pas de l’église du Saint-Sépulcre. « Ce qui va suivre va être terribles’inquiète ce chrétien orthodoxe. La population de Gaza subit déjà les conséquences de tout cela… Cela ne peut qu’empirer, et nous ne pouvons rien faire d’autre que prier. »

Paralysés par le choc d’une attaque qu’ils n’avaient pas anticipée, les dirigeants israéliens ont mis du temps à réagir. Benjamin Netanyahu n’a déclaré l’état de guerre que samedi 7 octobre en fin de matinée. L’armée lance l’opération « Épées de fer » pour reprendre le contrôle des villes du Sud et bombarder les positions du Hamas à Gaza. Selon le ministère de la Santé du Hamas, au moins 232 Palestiniens ont été tués dans la bande de Gaza et plus de 1 600 autres ont été blessés.

Feu d’artifice contre la police

Jérusalem est patrouillé par des unités de la police des frontières. Les nerfs sont à vif. A la Porte de Damas, centre névralgique de la vie du quartier musulman, de petits heurts ont éclaté. La même chose se produit dans les quartiers d’Eissawiya, Ras-al-Amoud, Wadil Joz et Silwan, où des jeunes utilisent des feux d’artifice contre la police. Dans la rue du quartier chrétien, l’une des artères les plus fréquentées de la vieille ville, seul Rami a gardé ouvert son salon de coiffure. « Ils craignaient que les Juifs viennent se venger. Je n’ai pas peur. Je sais qu’ils ne viendront pas dans le quartier chrétien. C’est trop mélangé », explique le quadragénaire.

Dimanche matin, la vie est lentement revenue à la normale à Jérusalem. Les radios restaient à l’écoute de l’actualité : le Hezbollah venait de revendiquer la responsabilité de tirs de roquettes et de mortiers sur trois positions israéliennes dans la région contestée du Mont Dov, à la frontière entre le Liban et Israël, faisant craindre une escalade. régional.

L’attention s’est également portée sur les villes du Sud, où les militants du Hamas détenaient toujours des Israéliens en otages. Un nombre indéterminé d’entre eux sont également détenus à Gaza, ce qui complique la réponse de l’armée israélienne alors que le Hamas la pousse vers une éventuelle incursion terrestre. La dernière remonte à 2014 et s’est soldée par un lourd tribut du côté de Gaza, tout en posant une équation stratégique insoluble pour Israël.

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