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Nouvelles canadiennes

Afghanistan, « priez pour nous et que tous ces morts partent au paradis »

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Correspondance spéciale

Les fouilles sous les décombres se poursuivent et les résultats provisoires sont déjà terrifiants. Plus de 2.000 personnes, selon les autorités talibanes, seraient mortes après le séisme de magnitude 6,3 qui a frappé la province d’Herat, dans l’ouest de l’Afghanistan, vers 10h30 samedi. L’épicentre du séisme se situe à une quarantaine de kilomètres d’Herat.

Quatre fortes répliques de magnitudes 5,5, 4,7, 6,3 et 5 ont suivi, selon l’Institut américain des géosciences. Il s’agit sans doute du tremblement de terre le plus meurtrier depuis vingt-cinq ans, alors que le pays est en proie à une grave crise humanitaire, encore aggravée par la réduction de l’aide internationale.

« C’était extrêmement fort au début. Les gens étaient abasourdis, hallucinés. Quelques minutes plus tard, tout le monde a commencé à sortir de chez lui en courant. Je suis moi-même toujours sous le choc. », raconte Jawad Rasouly, 24 ans, du centre-ville d’Herat, où il vit. Le jeune homme décrit des scènes de panique dans les rues. « Personne ne veut rentrer chez lui, les maisons sont dangereuses, elles peuvent s’effondrer. Alors les gens restent sur les boulevards, dans les rues. »

Les villages des districts environnants sont les plus touchés, notamment celui du Sarboland à Zanda Jan, même si aucun bilan officiel n’a encore été fait. Des images circulent sur les réseaux sociaux et les médias locaux montrant, à côté des tas de décombres, des dizaines de personnes allongées sous d’épaisses couvertures, devenues leurs abris de fortune. L’électricité et Internet fonctionnent mal, les routes sont quasiment inaccessibles. Selon le gouvernement, au moins 1 300 maisons ont été détruites.

Nematullah, 25 ans, professeur d’anglais, décrit avoir passé la nuit dans les rues à l’extérieur d’Herat : « Nous avons peur de nouvelles secousses, nous dormions dans la rue avec nos tentes. La ville n’était pas sûre hier soir. » Le professeur donnait un cours lors des premières secousses. « Je suis profondément déprimé, abasourdi, j’ai perdu certains membres de ma famille. Je ne peux penser à rien, mon cerveau et mon esprit sont trop endommagés. » L’Organisation mondiale de la santé indique qu’au moins 4 200 personnes sont directement ou indirectement touchées par le séisme.

Les structures de santé font cruellement défaut. Les services de pédiatrie de l’hôpital régional d’Herat, d’une capacité de 60 lits, doivent prendre en charge 140 enfants. Dimanche matin, au moins 2 000 blessés s’étaient présentés à l’hôpital. « Les hôpitaux fonctionnent mal. Heureusement, nous collaborons efficacement avec des cliniques privées, nous avons installé des tentes de 80 lits »observe Sarah Chateau, chef des opérations en Afghanistan pour Médecins sans frontières (MSF).

L’ONU estime que 28,8 millions d’Afghans auront besoin d’une aide immédiate en 2023 et que 90 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. « Il y a un autre facteur aggravant : le début de l’hiver. Les températures oscillent déjà entre 0 et 5°C la nuit”, poursuit Sarah Château. La population reste traumatisée, à l’image de Jawad Rasouly : « Je n’ai que 24 ans et je pense que c’est la pire expérience de ma vie. Priez pour nous, afin que tous ces morts aillent au ciel. »

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