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Afghanistan : les talibans éradiquent « l’opium du peuple »

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La récolte de pavot et la production d’opium ont chuté de 95 % en Afghanistan depuis que le gouvernement a interdit cette culture. talibans. En avril 2022, dès leur retour au pouvoir, les talibans ont interdit la culture dont sont extraites l’opium et l’héroïne.

C’est une bonne nouvelle pour la communauté internationale : entre 80 et 90 % de l’héroïne et de l’opium mondiaux proviennent d’Afghanistan. Mais pas pour les agriculteurs afghans qui subiront des conséquences extrêmement négatives.

« Aujourd’hui, la population afghane a besoin d’une aide humanitaire urgente (…) pour absorber le choc de la perte de revenus et sauver des vies », a déclaré Ghada Waly, directrice générale de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), dans un communiqué. rapport publié aujourd’hui.

Les revenus des producteurs, estimés à 1,36 milliard de dollars en 2022, se sont effondrés de 92 % pour atteindre 110 millions de dollars cette année.

L’économie afghane, déjà dans un état catastrophique, est durement touchée par ces pertes. L’année dernière, le pavot représentait près d’un tiers de la production agricole de l’Afghanistan, dont il est le premier producteur mondial.

La production de pavot a été éliminée dans 24 des 44 provinces du pays, selon des images satellite analysées par l’ONU.

La baisse de la production de pavot a aussi pour effet d’augmenter la production de drogues de synthèse, comme la méthamphétamine, qui explose actuellement chez les Afghans dont le taux de toxicomanie est très élevé, prévient l’ONUDC.

L’opium a financé les talibans

Ce n’est pas la première fois que les autorités talibanes interdisent la culture du pavot. Ils l’avaient déjà fait en 2000, quelques mois avant le renversement de leur gouvernement par la coalition internationale. Au cours des 20 années de guerre qui ont suivi, les talibans, malgré leur interprétation austère de l’islam, ont lourdement taxé la culture et les transports pour financer leur lutte contre la coalition dirigée par Washington dont faisait partie Ottawa. Selon l’ONU, en 2016, l’opium représentait environ la moitié des revenus des talibans.

Lors de son intervention en Afghanistan, le Canada a tenté d’appliquer l’approche dite « 3D » (développement, diplomatie et défense) à Kandahar, la région sous sa responsabilité, sans parvenir à réduire significativement la production de pavot.

En 2021, les revenus liés au marché de la drogue se sont élevés à environ 2 milliards de dollars, les talibans ayant reçu quelque 400 millions de dollars, selon l’ONUDC.

Pourquoi tuer la poule aux œufs d’or ?

Officiellement, le gouvernement taliban justifie cette interdiction par des raisons religieuses : il veut créer une société conforme à son idéologie islamiste fondamentaliste.

Mais mener une « guerre contre la drogue » après des décennies passées à en tirer profit est particulièrement odieux.

Selon l’ONUDC, 3,4 millions d’Afghans, soit près de 10 % de la population, consomment des drogues pour tenter d’échapper au désespoir, dont 1,4 million consomment de l’opium et de l’héroïne.

Le gouvernement de Kaboul espère sans doute que sa décision draconienne amènera la communauté internationale à reprendre son aide humanitaire et au développement afin d’accompagner les ouvriers agricoles et les petits propriétaires dans leur reconversion vers d’autres cultures. L’ancien ambassadeur de l’Union européenne à Kaboul, Jean-François Cautain, pense que cette interdiction pourrait aussi être un élément fort dans le cadre des négociations pour la reconnaissance du régime.



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