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Nouvelles canadiennes

ACCÈS À LA PREMIÈRE LIGNE

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Après avoir composé le 811, option 3, Mme Boivin attend au comptoir d’accès de première ligne (GAP). Ce service a été lancé par le gouvernement caquiste il y a un an pour offrir aux 1,4 million de Québécois sans médecin de famille « une démarche simplifiée » pour obtenir « un rendez-vous médical ou un service de santé auprès du bon professionnel ». santé ».

Durant deux jours et demi, Karol’Ann Boivin a effectué de nombreuses démarches pour obtenir un rendez-vous. Finalement, elle a pu trouver une consultation avec un médecin à 182 km aller-retour de chez elle à Sherbrooke.

« Ce dont je me souviens, c’est le sentiment de confusion à chaque fois que nous appelons le bureau d’accès de première ligne (GAP, au 811, option 3). Les infirmières semblent épuisées, elles n’ont jamais de rendez-vous à prendre», déplore la maman estrienne.

Elle n’est d’ailleurs clairement pas la seule Québécoise à avoir dû se battre pour faire évaluer les oreilles infectées de son enfant. L’année dernière, pas moins de 54 000 personnes ont reçu un diagnostic d’otite ou de bronchiolite dans les salles d’urgence du Québec, deux infections courantes et douloureuses mais habituellement inoffensives qui nécessitent rarement d’attendre plusieurs heures à l’hôpital. .

« J’ai fini par lâcher prise »

Une chasse aux dattes. Un combat. Un sentiment de chaos ou d’être coincé dans « la maison de fous ». Les Québécois qui appellent GAP ne manquent pas d’images pour décrire leur expérience lorsqu’ils tentent d’obtenir un rendez-vous médical.

Josianne Lussier fait partie de ces Estriens qui ont récemment passé quatre jours à se battre pour un simple rendez-vous de suivi après une pneumonie, une bronchite et une sinusite. Le premier diagnostic a été posé grâce à… la télémédecine, un service proposé par son employeur.

Le médecin lui a fait comprendre par visioconférence qu’elle devait absolument subir un examen physique et des radiographies quatre à six semaines plus tard pour éviter les séquelles de la pneumonie.

Mme Lussier a d’abord tenté d’utiliser – en vain – les outils technologiques mis à la disposition des Québécois, soit Bonjour-Santé et Rendez-vous santé Québec. Encore et encore. « Nous sommes actuellement trompés par ces outils. Il n’y a jamais rien de disponible. Jamais. Ça ne marche pas. »

Elle s’est ensuite tournée vers le GAP où, pendant deux jours, elle a poursuivi ses conversations téléphoniques avec différents intervenants jusqu’à perdre tout espoir.

« J’ai fini par lâcher prise. Carrément. Dommage. Ce qui me dérange le plus, c’est que tout le monde se renvoie la balle. Personne ne prend jamais soin de toi », déplore-t-elle.

« Cela n’a aucun sens »

Des rendez-vous, une infirmière de l’Estrie reconnaît qu’elle a très peu à offrir. Ce dernier a accepté de sortir de sa retraite pour prêter main-forte au réseau en travaillant chez GAP deux jours par semaine. Elle ne souhaite pas être identifiée par crainte de représailles.

« Je suis carrément frustré de devoir dire aux patients qu’il n’y a pas de rendez-vous ! s’exclame-t-elle.

L’éventail des rendez-vous médicaux offerts par le GAP varie d’une région sanitaire à l’autre, et varie même d’un secteur à l’autre dans une même région, selon les nombreux témoignages recueillis auprès des membres. personnel et clients du GAP.

Les médecins doivent fournir leur disponibilité toutes les deux semaines. Mais quand et comment sont-ils ensuite affichés dans les banques de disponibilités ? Comment faire en sorte que les rendez-vous ne soient pas tous distribués en quelques heures, y compris ceux affichés dix jours plus tard ?

« Il n’y a pas que les infirmières du GAP qui obtiennent des rendez-vous », affirme l’infirmière retraitée de l’Estrie. Il y a aussi ceux qui redirigent les patients « P4 ou P5 » vers les urgences, et les patients qui passent par des sites internet. C’est vite qu’il n’y a plus de rendez-vous !

S’il est plus facile d’aider les patients dont les besoins ne sont pas urgents, il existe souvent peu d’options pour ceux qui ont de la fièvre ou qui se sont blessés et qui doivent consulter un médecin en premier lieu. 24 à 48 heures.

Aux urgences pour une infection urinaire

L’infirmière du GAP n’a souvent d’autre choix que d’envoyer ses patients aux urgences. Contre son gré.

« Envoyer un enfant aux urgences pour une otite ou une femme pour une infection urinaire, ça n’a pas de sens, je n’arrive pas à y croire », s’attriste-t-elle.

Très fréquentes et douloureuses chez l’enfant, les otites se compliquent rarement.

L’infirmière reconnaît qu’il y a aussi certains patients qui souhaitent consulter pour tout et n’importe quoi. « Pour ces patients, nous essayons d’être utiles, rassurants, de les aider à faire la part des choses », explique-t-elle.

Le ministre de la Santé Christian Dubé a promis que le GAP serait amélioré à partir de décembre avec, entre autres, des heures d’ouverture prolongées.

800 000 patients enregistrés

Près de 800 000 Québécois sans médecin de famille sont inscrits collectivement auprès des « groupes de médecins » depuis 2022. L’objectif de cette entente entre la Fédération des médecins généralistes du Québec (FMOQ) et le MSSS est de permettre aux patients orphelins d’avoir droit à des services même si ils n’ont pas de médecin de famille régulier.

La première catégorie correspond aux patients ayant un médecin de famille, la deuxième aux patients qui ont été collectivement inscrits auprès d'un groupement de médecins et la troisième représente les patients en attente d'accéder à l'une ou l'autre des deux premières catégories.

Un patient inscrit auprès d’un groupement de médecins doit toutefois passer par le GAP pour avoir un rendez-vous médical si nécessaire.

Mais encore une fois, qu’en est-il de la disponibilité ?

« Les GMF ne sont pas tenus d’inscrire les patients en groupe. Toutefois, les GMF qui le font ont l’obligation de proposer des plages au GAP. Le nombre de créneaux à offrir par année correspond au nombre de patients que le groupe s’engage à desservir », explique un porte-parole du MSSS.

En échange de l’inscription collective des patients, le MSSS s’engage à fournir des ressources humaines supplémentaires aux GMF pour les aider à servir les patients, qu’il s’agisse d’infirmières, de travailleurs sociaux, de psychologues, etc.

Mais la promesse est difficile à tenir. « Dans plusieurs endroits, on me dit que le CIUSSS devrait offrir trois, quatre ou cinq postes supplémentaires, mais qu’il y a des postes qui ne sont pas comblés à cause de la pénurie de main-d’œuvre. indique le président de la FMOQ, Dr Marc-André Amyot.

Comme près de 800 000 Québécois, Nancy Lévesque a reçu une lettre de la Régie de l'assurance santé du Québec l'informant qu'elle avait accès à un groupe de médecins, plutôt qu'à un médecin de famille.  « Dans la lettre, nous nommons "qu'un groupe de médecins prendra en charge mon dossier médical".  Je le mentionne parce que nous parlons d'une chose et non d'une personne.  Les mots sont importants.  Depuis, je n’ai jamais réussi à consulter ces médecins.

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