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Nouvelles canadiennes

à Rennes, la force de la formation

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Les joueurs de rugby ont su se faire une place dans le paysage sportif de la capitale bretonne, dominé par le football et le cyclisme. Double championne en titre du rugby universitaire féminin à 7, l’équipe rennaise a conservé son titre le 10 juin face à l’Université de Clermont. Cette génération dorée, emmenée par Yann Moison, responsable du centre de formation universitaire de rugby de Rennes 2 depuis 1996, a également remporté le championnat d’Europe universitaire le 1er septembre à Lisbonne.

Fondé en août 1999, le Stade Rennais Rugby est le seul club français exclusivement féminin. « A l’époque, il n’y avait pas de rugby féminin à Rennes, très peu en Bretagne, dit Yann Moison. Le projet a démarré à l’université avec des étudiantes. Nous Nous avons su très vite qu’il fallait intégrer les établissements scolaires. Nous avons ensuite créé une section sportive au lycée Joliot-Curie, qui est ensuite devenu le centre fédéral espoir en 2006. » L’ouverture de Perf, le centre d’espoirs du rugby féminin (1), dont le Stade Rennais Rugby est partenaire, a attiré les meilleures joueuses du Grand Ouest en Centre-Val de Loire.

Une trentaine de joueurs internationaux de passage à Rennes

Les relations étroites entre ces trois entités ne se sont jamais érodées. « Cela fait partie du projet et de la culture du club. Les joueurs de haut niveau, évoluant déjà en équipe de France ou en passe d’être sélectionnés, passeront tous par le centre de formation universitaire. poursuit le sélectionneur qui a vu venir à Rennes 2 une trentaine de joueuses internationales comme Lénaïg Corson et Caroline Drouin, deux figures du Stade rennais.

Reconnue pour son savoir-faire en matière de formation, l’équipe bretonne équipe régulièrement l’équipe de France de rugby à 7 et à quinze. « Nous avons actuellement quatre joueurs (2) sous contrat avec la FFR (Fédération Française de Rugby) qui préparent les Jeux Olympiques »se réjouit Anne-Sophie Demoulin, qui préside aux destinées du club depuis 2013. La dirigeante regrette cependant que le détachement des meilleurs éléments n’ait pas donné lieu à une compensation financière de la FFR pour son club, doté d’un modeste budget de 400 000 € par an.

L’équipe freinée par le manque d’infrastructures

Par rapport à d’autres équipes d’Elite 1, soutenues par des groupes professionnels comme Toulouse ou Montpellier, l’entraîneur Arnaud Le Berre doit composer avec un effectif réduit à une trentaine de joueurs, souvent très jeunes : « Nos ressources limitées ne nous permettent pas de les remplacer pendant leurs longues absences. Il y a des saisons où on aurait pu jouer les phases finales si nos joueurs majeurs avaient été présents à chaque rencontre. »

Cette saison, le Stade rennais devra abandonner pour rester dans l’élite.  » C’est une année charnière. Si nous franchissons ce cap, la très belle génération qui arrive devrait nous permettre d’envisager l’avenir avec optimisme. » développe le président. Yann Moison est sur la même ligne : « Le potentiel est très important. Il suffirait de conserver le noyau des meilleurs jeunes joueurs entre trois et cinq ans et de renforcer les attaquants avec des recrutements ciblés pour retrouver à court terme les quatre premières places du championnat. »

Mais le Stade rennais est freiné dans son développement par un manque d’argent et d’infrastructures. « pas au niveau d’un club d’élite », déplore Arnaud Le Berre. A Rennes, la municipalité est sollicitée pour moderniser un grand nombre d’équipements sportifs vieillissants. Au Stade rennais, l’absence d’un club-house et de bureaux dignes de ce nom ne sera pas palliée, selon Anne-Sophie Demoulin, avant 2025.

Malgré ces lacunes, l’école de rugby continue de croître d’année en année. Une équipe des moins de 15 ans devrait bientôt être constituée. Preuve que le rugby féminin rennais repose sur des bases bien plus solides qu’il n’y paraît.

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« La ferveur est nécessaire, mais pas suffisante »

René Bouscatel, président de la Ligue Nationale de Rugby (LNR)

« Pour qu’il y ait un club pérenne au plus haut niveau, il faut réunir les conditions démographiques et économiques et élaborer un véritable projet de territoire à long terme. La ferveur populaire est nécessaire mais elle ne suffit pas. Lorsqu’il dirigeait la LNR, Serge Blanco souhaitait qu’il y ait une deuxième division professionnelle, un échelon permettant aux régions privées de rugby de haut niveau de se révéler. J’admire des clubs comme Angoulême, Nevers, Vannes et Rouen. Certains ne sont pas loin du Top 14. On a la chance d’avoir en France un championnat ouvert, avec des hauts et des bas, ce qui n’est pas le cas dans les autres championnats. A l’avenir, il faudra rapprocher la Pro D2 et la Nationale 1 (troisième division, NDLR) – sans que cela se professionnalise – pour accroître cette compétition et voir émerger de nouvelles terres de rugby, plus au nord. »

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