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Nouvelles canadiennes

« A Marseille, l’Église rêve d’un « Erasmus » de la Méditerranée »

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La Croix : Comment vous est venue l’idée de réunir des jeunes de la Méditerranée pour travailler avec les évêques ?

Alexis Léproux : Le pape accorde une grande importance à la synodalité : il veut permettre à chacun, quel que soit son âge ou son pays, de participer aux échanges ecclésiaux. Il y a quatre ans, lorsque je m’engageais au service des relations en Méditerranée, à la suite des rencontres de Bari (2020) et de Florence (2022), nous avons compris avec le cardinal Jean-Marc Aveline que pour faire avancer les choses dans cette région, il fallait s’appuyer sur l’expérience des jeunes : leur mobilité, leurs études, leurs rêves et leur potentiel.

Le Pape à Marseille : face aux défis méditerranéens, les jeunes se rassemblent

C’est ce potentiel que nous mettons aujourd’hui devant les évêques pour qu’ils ne pensent pas à la Méditerranée à distance, mais avec l’énergie de ces jeunes. Le bassin méditerranéen est un lieu d’énergie spirituelle, et là où il y a de l’électricité dans l’air, il y a aussi des tensions.

C’est pourquoi nous devons permettre aux jeunes de chercher à n’avoir qu’un seul cœur, une seule âme. Ils pourront ainsi aider les évêques à trouver des solutions aux problèmes écologiques, aux guerres, aux migrations, etc. À terme, cela pourrait permettre de créer des réseaux, un peu à la manière d’un Erasmus de la Méditerranée.

Vous souhaitez donc apporter des solutions concrètes à ces enjeux très politiques ?

AL: Je suis convaincu que les jeunes peuvent aider les hommes politiques à faire face à ces situations, à instaurer la paix et à créer un équilibre entre les pays. Nous ne cherchons pas à être partisans, mais à nous engager au respect absolu de la dignité humaine. Je fais partie de ceux qui croient qu’on n’abandonne pas les gens en mer lorsqu’ils appellent à l’aide, de ceux qui veulent garder espoir face au combat écologique.

Migrations, disparités économiques, tensions géopolitiques, écologie… Pensez-vous que les jeunes trouveront des solutions à ces problèmes qui semblent insolubles ?

AL: J’ai toujours eu une confiance énorme dans la jeunesse, je la soutiens depuis trente ans ! Elle porte en elle les solutions aux problèmes du monde de demain.

Ce n’est pas le nombre qui créera la paix, ce sont quelques personnes qui auront le courage de se réconcilier. Je suis donc convaincu que bien prendre soin de 70 personnes peut permettre à la Méditerranée d’éviter les conflits internationaux.

Comment ces jeunes ont-ils été choisis ?

AL: Le choix s’est fait en fonction de la parité, de leur pays, de leur langue, de leur niveau d’éducation ; selon les profils aussi : nous avons un médecin d’Oran, des professeurs des écoles de Tunisie, des animateurs des centres éducatifs de Sarajevo, etc.

Tout le monde a un engagement. Au service de la vie, de la rencontre avec les autres, du dialogue entre les religions et les peuples. Il y a des marocains, des tunisiens, des algériens, des musulmans bosniaques, des orthodoxes, des juifs israéliens, des maronites, et certains n’ont pas vraiment la foi ! Il n’est pas nécessaire d’avoir une étiquette religieuse pour avoir du cœur et de l’intelligence.

Ces rencontres vont-elles aboutir à quelque chose ? On parle d’un synode sur la Méditerranée…

AL: Bien sûr, nous n’avons pas fait tout cela pour organiser un week-end à Marseille ! (Des rires). Il ne s’agit pas seulement de la vie de l’Église, mais surtout de la vie des personnes.

Nous avons plusieurs projets pour les années à venir. Nous réfléchissons à la création d’une chaire de recherche sur la Méditerranée, mais aussi d’un réseau de solidarité pour permettre aux habitants de la région d’éviter de finir en prison sans assistance. Cela pourrait inclure la fourniture d’un soutien humain et spirituel dans des zones sensibles comme Lampedusa. Nous réfléchissons également à un fonds de dotation pour soutenir ces initiatives… Une conférence ecclésiale de la Méditerranée pourrait également voir le jour.

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