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Nouvelles canadiennes

A Lyon, un café pour lutter contre la solitude des seniors

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Lyon (Rhône)

De notre correspondant

Arrivée en terrasse, Sylvie, 74 ans, s’arrête à chaque table pour se dire bonjour et discuter un peu. Ce mardi après-midi, une quinzaine de retraités sont attablés au café Chez Daddy pour pique-niquer ou siroter une limonade. « J’avoue, je viens sans raison ! « , » se confie-t-elle en riant, rejoignant enfin ses deux amies Marie-Odile et Marie-Claude.

Ouvert en 2020 sur le plateau de la Croix-Rousse, au centre-ville de Lyon, le lieu est devenu leur repère. Bien implantés dans le quartier et habitués à des horaires chargés, ces citadins ont vu leur vie sociale se dégrader avec l’âge : « Quand on est à la retraite, les effets de la vieillesse apparaissent et les bars sont remplis d’étudiants… on n’ose plus sortir ! » Tous trois racontent la découverte de Chez Daddy comme « une libération ». L’équipe s’engage à vous offrir un accueil  » Comme à la maison «  et un mélange de générations « en toute confiance »notamment grâce à une soixantaine d’activités comme des séances de yoga adaptées, des « causeries tricot » ou des soirées karaoké.

En France, en ville comme à la campagne, 530 000 personnes âgées de 60 ans ou plus sont en situation de « mort sociale », selon le dernier rapport des Petits Frères des Pauvres. Le fondateur de Chez Daddy, Philippe Albanel, le constatait en 2015 : à l’époque, il venait de créer son agence d’aide à domicile et se rendit compte que l’aide-soignante était « le seul contact humain » du jour pour certains des bénéficiaires. Alors que les pouvoirs publics concentrent leurs efforts sur la gestion de la dépendance, ils font le pari d’agir en amont pour ralentir la dégradation de l’état physique et psychologique des personnes âgées. L’idée? Concentrez-vous sur les liens sociaux.

Si ce lieu aux allures de guinguette joyeuse est tenu par une équipe jeune et ouvert à tous, il s’adresse avant tout aux seniors, attirés par le bouche à oreille efficace et les partenariats noués avec les différentes résidences du quartier. ville. Chaque membre (tarif libre), surnommé « Daddy’s », peut jouer un rôle de « tisseur de liens »gérer l’ouverture, l’accueil, la fermeture ou « talentueux » transmettre son savoir-faire en organisant des ateliers. Le mercredi matin par exemple, Sylvie vient raconter des histoires devant un groupe de jeunes enfants.

« L’objectif est de raviver les sentiments de soutien et d’utilité, indispensables pour bien vieillir ! « , explique Marie, 21 ans, étudiante en alternance, chargée de gérer le lieu, ou plutôt de  » communauté « . Marie-Claude explique qu’elle y puise la force pour vaincre sa maladie de Parkinson. Marie-Odile dit avoir trouvé un « deuxième famille » en accompagnant sa mère malade.

Les activités de jour attirent principalement les retraités, mais de nombreuses familles profitent des ateliers organisés le mercredi et les jeunes adultes viennent régulièrement tester la version « bar » le jeudi soir. Trois ans après son ouverture, ce concept intergénérationnel connaît un tel succès que le café compte 3 500 adhérents dont 40 % de seniors et 60 % de moins de 60 ans. Et il devrait rapidement s’agrandir : après l’ouverture d’une deuxième implantation à Lyon l’année dernière, l’équipe prévoit d’ouvrir 13 nouveaux cafés en région Rhône-Alpes, dès 2024.

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