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Entreprise

A la veille de ma retraite d’enseignant, c’est pour ça que je fais grève

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Nous serons tous d’accord : les enseignants ne devraient jamais avoir à recourir à des moyens de pression comme la grève pour un enjeu social aussi important que celui de l’éducation.

De même que notre gouvernement – ​​qui ne cesse de répéter que l’éducation est sa priorité – ne devrait jamais proposer un accord qui aurait pour effet d’appauvrir ses propres salariés si l’on tient compte de l’inflation.

S’il avait été de bonne foi, il aurait dû proposer dès le début des négociations un mécanisme qui lierait nos augmentations de salaire à celles du coût de la vie. Je demeure convaincu que les mandats de grève obtenus par les différents syndicats enseignants n’auraient pas été entérinés à des majorités aussi écrasantes si la CAQ avait avancé cette idée.

Une priorité?

Mais, on le comprend, le gouvernement Legault a perdu le pouls de la société en « proposant » à ses employés de s’appauvrir alors qu’il promet de donner aux Québécois des emplois rémunérés comme si les enseignants n’étaient pas des contribuables et des électeurs. La chose est d’autant plus choquante quelques mois après un rattrapage salarial de 30% des salaires des députés. Face à ces incohérences, plusieurs de mes collègues qui ont voté pour la CAQ ont décidé que leur prochain vote serait pour un autre parti, au risque d’affliger davantage M. Legault lorsqu’il regardera les sondages électoraux.

De plus, en cette période de pénurie de personnel où même le ministre de l’Éducation, M. Drainville, a montré son désarroi en affirmant que l’important était d’avoir un adulte par classe, notre gouvernement aurait dû comprendre l’importance des enseignants dans notre société et se rendre compte que Chaque année, des milliers d’entre eux quittent leur profession ou prennent une retraite anticipée en raison de leurs mauvaises conditions de travail.

Pour un gouvernement qui prétend que l’éducation est sa priorité, rappelons-le, nous sommes soit face à une autre incohérence, soit face à un mensonge.

Pour l’avenir de l’éducation

Et puisque nous abordons la notion de mensonge, le gouvernement caquiste relève aussi tous les écarts qu’il a faits par rapport à la vérité pendant la pandémie en disant aux enseignants que leurs écoles étaient sécuritaires et que la ventilation était adéquate. Nous savons tous que le ministre Roberge a menti à ce sujet devant ses pairs et devant la population québécoise. Nous savons tous que les compliments adressés aux enseignants pendant la pandémie n’étaient que du vent puisqu’ils ne se traduisent pas aujourd’hui en reconnaissance concrète lorsqu’on passe aux choses sérieuses.

A l’aube de ma retraite, j’ai choisi de me battre. Pour ceux qui m’entourent. Pour ceux qui me suivent. Pour les étudiants d’aujourd’hui et de demain. Les négociations en cours sont décisives pour l’avenir de la profession enseignante et de l’éducation au Québec. Nous avons besoin des meilleurs individus pour éduquer nos jeunes. Croire qu’on va les attirer à rabais est une grave erreur et soulève une autre incohérence de la CAQ, qui affirmait lors des négociations précédentes qu’il fallait tout faire pour attirer des candidats de choix en éducation.

On me reprochera de ne m’intéresser qu’au salaire. Trente années d’études m’ont appris deux choses sur les négociations collectives : le salaire est la seule donnée vérifiable. Le reste, c’est-à-dire qu’on améliorera les conditions de travail des enseignants en ajoutant des moyens, n’est que frimeur du gouvernement.

Ainsi, comme des milliers de mes collègues, j’ai décidé d’exprimer activement ma colère et mon mécontentement dans la rue, dans les journaux et partout où je le pourrais.

Luc Papineau, professeur



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