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Nouvelles canadiennes

29ème dimanche du temps ordinaire

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29ème dimanche du temps ordinaire

Comprendre

« Est-il permis, oui ou non, de payer des impôts à César ? » Les envoyés des Pharisiens et les disciples d’Hérode utilisent-ils une voix mielleuse dans leur question biaisée ? Ils tissent la toile de leur piège. Si Jésus répond  » Oui « , il sera alors facile de le discréditer en le présentant comme un collaborateur de l’envahisseur romain. S’il répond  » Non « , il devra être publiquement accusé de rébellion et de trouble à l’ordre public. Il semble qu’il soit obligé de choisir : pour ou contre César ! Mais le Christ prend ses accusateurs dans leur propre piège : « Montrez-moi la monnaie fiscale. » Il leur demande de voir une pièce de monnaie, donc de sortir de leur bourse une pièce à l’effigie de l’empereur. Finalement, les méchants sont obligés de dévoiler leur jeu : eux aussi sont impliqués dans la situation de leur pays. La réponse ne peut être pour ou contre César. Jésus, par une phrase passée aujourd’hui dans le langage courant, ouvre une troisième voie : « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. »

Méditer

La phrase de Jésus, désormais bien connue, pourrait être comprise comme un appel à séparer absolument les sphères politique et religieuse : d’un côté César et le domaine politique, et de l’autre Dieu et les questions de foi ; d’un côté les affaires publiques, et de l’autre la foi reléguée au domaine de la vie privée. Mais une telle séparation n’est pas juste. Cela conduit en effet à mettre César et Dieu sur le même plan. Or, Dieu est le maître du temps et des événements du monde : « Je suis le Seigneur et il n’y en a pas d’autre »dit Isaïe (1D en lisant). Seulement, dans un mouvement identique à celui qui a présidé à la création de l’homme et de la femme, Dieu laisse la liberté humaine choisir les meilleures voies pour gouverner la vie sociale et politique du monde.

La parole de Jésus ne cherche donc pas à séparer, mais à articuler. Les deux sphères ne sont pas hermétiques. Parce que César n’est pas à mettre au même niveau que Dieu. Ainsi, tout en laissant à César la place qui lui revient – ​​celle de gouverner l’ordre social et politique du monde – nous devons assurer à Dieu la sienne, qui se définit non pas par sa puissance mais parce qu’il reçoit : notre louange et notre adoration. Pour le chrétien, les deux sphères s’articulent. C’est dans ce sens que l’on comprend le pape François lorsqu’il écrit, en Fratelli tutti (2020) : « Si l’Église respecte l’autonomie de la politique, elle ne limite pas sa mission au domaine privé. Au contraire, « elle ne peut et ne doit pas (…) rester en marge » de la construction d’un monde meilleur » (N° 276). Il poursuit en affirmant que l’Église « n’entend pas revendiquer des pouvoirs temporels. » Charge à chaque fidèle de « ne pas renoncer à la dimension politique de l’existence ». Rendons au contraire à César ce qui est juste, mais surtout à Dieu notre adoration.

Prier

Seigneur et Père de l’humanité,

toi qui as créé tous les êtres humains avec la même dignité,

insuffle dans nos cœurs un esprit fraternel.

Inspirez-nous d’un rêve de rencontre, de dialogue, de justice et de paix.

Aidez-nous à créer des sociétés plus saines et un monde plus digne, sans faim, sans pauvreté, sans violence, sans guerres.

Que nos cœurs s’ouvrent à tous les peuples et nations de la terre, pour reconnaître le bien et la beauté que vous avez semé en chacun pour tisser des liens d’unité, des projets communs, des espérances partagées. Amen!

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