Jannah Theme License is not validated, Go to the theme options page to validate the license, You need a single license for each domain name.
Santé

2023, la révolution thérapeutique dans la dermatite atopique

[ad_1]

Gravité de l’eczéma sévère réduite jusqu’à 90 %

Pour 60 à 70 % des patients, la maladie est bénigne, ayant un impact limité sur leur qualité de vie. 30 % ont une forme modérée nécessitant un traitement régulier, et 10 % souffrent d’une forme sévère, extrêmement invalidante, nécessitant des soins spécialisés.

Aucune innovation thérapeutique n’a eu lieu depuis 2001 pour soulager ces patients. Les options étaient donc très limitées chez ceux qui ne répondaient ni aux traitements topiques (émollients/hydratants, crèmes corticoïdes) ni aux immunosuppresseurs (tacrolimus et cyclosporine). Cependant, l’arrivée de nouveaux médicaments, y compris en 2023, comme les anticorps monoclonaux et les inhibiteurs de Janus kinase, vont perturber le traitement des formes graves de la maladie (en cas d’échec ou de contre-indication à la ciclosporine). Et ce n’est que le début!

« Globalement, grâce à ces nouveaux médicaments, on observe une amélioration de 60 à 90 % du score de gravité de la maladie chez les patients gravement malades », se réjouit le Professeur Marie Jachiet (Service de Dermatologie, Hôpital Saint-Louis). , APHP Nord, Paris). « Certains peuvent même entrer en rémission complète et être « guéris ». »

Les biothérapies et les anti-JAK révolutionnent le traitement de l’eczéma

Concernant les anticorps monoclonaux, le dupilumab est arrivé en 2018, suivi du tralokinumab fin 2022. Il s’agit d’anticorps synthétiques administrés par injections sous-cutanées (dans l’abdomen, les cuisses ou le haut du bras) tous les 15 jours. Ces anticorps empêchent la protéine inflammatoire (la cytokine) d’activer l’inflammation.

Quant aux inhibiteurs de Janus kinase (« anti-JAK »), comme le baricitinib, l’upadacitinib et l’abrocitinib, ils sont disponibles depuis 2022-2023 sous forme de comprimés à prendre quotidiennement. Ces nouveaux types d’immunosuppresseurs sont efficaces dans environ 70 à 80 % des cas, dont l’upadacitinib et l’abrocitinib. Ils sont plus puissants, mais aussi moins ciblés, d’où un risque infectieux nécessitant une évaluation préalable avant prescription, tenant compte d’antécédents de cancer, de maladies cardiovasculaires et de l’âge, notamment au-delà de 65 ans.

Tous ces soins sont chers, entre 800 et 1200 euros par mois (avec prise en charge variable par l’Assurance Maladie).

Comment choisir ?

Question difficile. « Il n’y a pas de position officielle en France concernant les biothérapies par rapport aux anti-JAK, ni même entre les différentes molécules elles-mêmes », répond le Pr Jachiet. « Toutefois, des recommandations sont en cours d’élaboration par le Groupe de Recherche sur l’Eczéma Atopique (GREAT) de la Société Française de Dermatologie. Le choix du traitement dépend de plusieurs facteurs, parmi lesquels le mode d’administration, le profil d’efficacité et de tolérance des différentes molécules, la présence de comorbidités atopiques (comme l’asthme), d’autres antécédents ou maladies associées (comme des problèmes cardiovasculaires, des problèmes thromboemboliques, infections ou cancers), les préférences du patient, son profil (y compris son âge) et le délai d’action des traitements. » En effet, les médicaments anti-JAK sont légèrement plus puissants durant les premiers mois de traitement.

La recherche bat son plein

« Des solutions thérapeutiques existent, et de nombreux nouveaux traitements voient le jour. J’encourage donc les personnes atteintes de dermatite atopique à consulter à nouveau leur dermatologue pour discuter des nouvelles options disponibles », conseille le Professeur Jachiet.

De nombreux autres produits biologiques et/ou petites molécules font actuellement l’objet d’essais cliniques. Parmi ceux-ci, on peut citer le némolizumab (anti-IL-31Rα), qui semble particulièrement efficace contre les démangeaisons, ainsi que les anticorps monoclonaux anti-OX40.

Migraine, l’espoir d’une vie sans (trop) crises

[ad_2]

Gn Ca health

Back to top button