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Nouvelles canadiennes

19 prêtres et religieux déchus de leur nationalité

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L’étude de Martha Patricia Molina« Nicaragua : une Église persécutée », est une mise à jour infatigable. Pour la quatrième partie de son rapport, la chercheuse et avocate nicaraguayenne, en exil aux États-Unis, révèle que 2 évêques, 14 prêtres, 1 diacre et 2 séminaristes ont été déchus de leur nationalité et déclarés « traîtres à la nation ».

Parmi eux, on retrouve l’évêque de Matagalpa, Mgr Rolando Álvarez, condamné en février 2023 à vingt-six ans de prison, et l’évêque auxiliaire de Managua, Mgr Silvio Báez, en exil aux États-Unis depuis 2019.

2023, « l’année la plus sombre pour l’Église catholique » au Nicaragua

Ces privations de nationalité s’ajoutent à la longue liste des attaques subies par l’Église catholique au Nicaragua. Une liste que le chercheur conserve depuis 2018, après que le gouvernement de Daniel Ortega a rompu le dialogue avec l’Église catholique, accusant les évêques d’être « putschistes » pour avoir condamné la violence de la répression des manifestations populaires. La perte de nationalité fait partie des 667 attentats recensés en l’espace de cinq ans et quatre mois. Mais pour le chercheur, 2023 semble être « L’année la plus sombre pour l’Église catholique » de ce pays d’Amérique centrale.

Cela a commencé en février, avec la condamnation de Mgr Rolando Álvarez à vingt-six ans de prison. Au printemps, plusieurs universités catholiques ont vu leurs biens saisis et ont été contraintes de fermer. Soupçonnés de blanchiment d’argent, les comptes bancaires de plusieurs paroisses et diocèses catholiques ont ensuite été bloqués en mai. Pour Jules Girardet, chargé de mission en Amérique centrale pour le CCFD-Terre solidaire, puis interviewé par La Croixc’était un « nouveau niveau atteint dans la répression » contre l’Église catholique.

Une répression qui s’est poursuivie tout au long de l’été, avec la confiscation, début août, des biens et des fonds d’une université jésuite, accusée d’être une « centre du terrorisme ». Fleuron académique du Nicaragua, l’Université centraméricaine de Managua a vu ses activités suspendues le 16 août et sa communauté jésuite dissoute.

Au 31 août, le chercheur dénombre un évêque et huit prêtres emprisonnés au Nicaragua. Trois autres religieux faisaient l’objet d’une enquête, dont le cardinal nicaraguayen Leopoldo Brenes. Dernier événement en date, l’enlèvement de deux prêtres du diocèse d’Estelí, au nord de la capitale, le dimanche 1er octobre, et que Martha Patricia Molina a qualifié de «nuit des longs couteaux pour l’Église».

La chercheuse n’exclut pas que son étude minimise les chiffres réels. Présentant son étude mercredi 4 octobre, elle explique que « les autorités religieuses ne dénoncent pas, ou peu »tandis que les laïcs ou les membres de groupes religieux craignent de plus en plus de documenter les hostilités.

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