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Nouvelles canadiennes

13% des 16-25 ans accompagnent un proche âgé, malade ou handicapé

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En France, accompagner un proche fragilisé par une perte d’autonomie liée à l’âge, à la maladie ou au handicap, c’est le quotidien de 9,3 millions de personnes. Parmi eux, certains sont très jeunes. Une enquête du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc) et la Macif publiée ce jeudi 28 septembre révèle que 13% des 16-25 ans s’identifient comme aidants. Un quart d’entre eux apportent leur aide au moins trois heures par jour.

« Cette tranche de la population était passée un peu inaperçue. Mais identifier les plus jeunes est très important car ils ont parfois des besoins spécifiques », explique Sabrina Gervais, administratrice d’Apivia Macif Mutuelle.

La grande majorité des jeunes aidants déclarent accompagner un membre de leur « famille nucléaire » : un parent (32 %), un grand-parent (18 %), un conjoint (17 %), un frère ou une sœur (7 %). . Les personnes aidées souffrent le plus souvent d’une perte d’autonomie liée à l’âge (62 %), à un handicap physique (50 %) ou à des problèmes psychologiques (38 %).

Charge mentale

Léa Hirschfeld, 28 ans, faisait partie de ces jeunes. Son frère, de trois ans son aîné, souffre de troubles neurologiques depuis sa naissance. « Il n’est pas indépendant, il faut vérifier qu’il se lève et se prépare. Il sait un peu cuisiner tout seul mais il ne sait pas faire les courses seul, notamment parce qu’il n’a aucune notion de l’argent, et qu’il ne peut pas sortir sans être accompagné.détaille la jeune femme qui soutient très régulièrement ses parents.

Elle l’est aussi  » relais «  de son frère. « Je suis le seul moyen pour lui d’avoir une vie sociale avec des personnes de son âge qui n’ont pas de handicap, même si ce n’est pas toujours facile de sortir et de se confronter aux regards et aux commentaires. réactions de personnes qui ne sont pas au courant », explique le créateur du podcast dédié au handicap « Décalés ».

Surtout, Léa sait que dans quelques années, lorsque ses parents seront trop vieux, elle devra accueillir son frère chez elle. «J’ai construit ma vie pour être sûr d’être prêt. Cela nécessite d’avoir un conjoint fort, un réseau d’amis qui acceptent et comprennent le handicap, un emploi suffisamment stable et rémunérateur. (37% des jeunes soignants prennent un petit boulot en plus de leurs études et 30% ont modifié leur orientation scolaire pour privilégier des études plus courtes, NDLR). Tout est extrêmement bien pensé. » confie-t-elle.

Combattre le sentiment d’isolement

« Quand on prend soin d’un frère ou d’une sœur, on sait que ça va durer. La situation est différente de celle où l’on devient aide-soignant à 50, 60 ans auprès d’un parent âgé où c’est un peu plus temporaire », souligne Morgane Hiron, déléguée générale du collectif Je t’aide. D’autant que les conséquences de l’aide pour les jeunes sont décuplées par rapport aux adultes. « L’angoisse de l’aide est plus forte pour un être en train de se construire, l’impact peut être un peu plus agressif », Elle ajoute.

Plus de 54 % des jeunes aidants interrogés déclarent ressentir une grande tension mentale et une anxiété importante. « L’impact sur la santé physique, la santé mentale et le sommeil est important. On constate également que les soignants interrogés consomment plus de drogues et d’alcool que les autres jeunes pour échapper à leur réalité. soutient Sabrina Gervais.

Enfin, six jeunes aidants sur dix se sentent gênés de parler ou de faire connaître leur situation, montre l’étude, ce qui accentue le sentiment d’isolement, d’où, pour les associations, l’importance de normaliser les situations d’aidants. aide. « Parler avec d’autres personnes dans ma situation m’a libéré : je me suis senti compris, et c’est énorme »confirme Léa.

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